CONCLUSIONS
L La situation plus accessible de l’œsophage cervical, incitait les chirurgiens à tenter une opération curatrice des diverses affections siégeant dans cette partie du tube digestif.
II. La gravité du cancer de cette région venant de sa marche rapide, du voisinage d’organes importants dans une partie rétrécie du corps indiquait une opération chirurgicale.
Elle fut tentée.
III. L’écueil consistait dans le rétablissement de la continuité œsophagienne qui ne pouvait — au début — être obtenu que dans les cas d’ablation très minime.
IV. L’opération de von Hacher paraît être la meilleure techique parce que :
a) L’opération est pratiquée sur un malade dont l’état général est relevé grâce à la gastrostomie préalable.
b) La dérivation des sécrétions évite la pneumonie de déglutition.
c) Le drainage des collections puruleuses périœsophagiennes, fréquentes dans le cancer de cette région s’effectue facilement.
cl) On peut sectionner de part et d’autre de la tumeur, en plein tissu sain, la continuité du tractus œsophagien s’opérant par l’œsophagoplastie cutanée.
e) On rétablit avec le minimum de dégâts la continuité du tube disgestif.
V. La propagation rapide aux organes voisins, l’englobement précoce de l’arbre respiratoire, le traumatisme opératoire résultant d’une ablation qui veut être totale ne permettent que rarement d’obtenir de cette intervention tout le bénéfice qu’elle pourrait donner, pratiquée dans de bonnes conditions.
VI. Son indication est réservée aux cas de cancers diagnostiqués au début.
Vu :