ÉDITEUR 49, RUE DO PÛMÇON
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LE TRAN8C0NQ0LÂI8
« De quelque façon qu'on envisage toutes les questions de chemins de fer (congolais), on arrive toujours à celle conclusion : hàtons-nous i.
C'est par cette phrase que l'ingénieur Louis Goi&n, directeur du cbemia de fer du Congo, terminait, dans le numéro du 24 mars 1907, du Mouvement géographique-, un article sur les voies d'accès au Katanga.
« Hàtons-nous ». Cela signifiait : que la Compagnie des chemins de fer des Grands L^cs redouble d'efforts ; qu'elle triple son personnel ouvrier; qu'elle galvanise celui-ci par l'emploi du système du travail à primes, qui a permis au chemin de fer de Matadi de marcher, la dernière année, à l'ullure de 130 kilomètres, soit it kilomètres, en moyenne, par mois. <. Si nous le voulons, ajoutait l'écrivain, il n'est pas douteux que nous ayions terminé les S à 600 kilomètres (qui restent à faire), bien avant que les Anglais aient poussé le fienguella railway jusqu'au Katanga, 11 n'y a pas de bonne raison pour qu'il n'en soit pas ainsi, si nous pouvons faire un effort vigoureux, a
Il y a vingt-et-un mois que ces lignes ont été éciites. A ce moment, la seconde section du chemin de fer des Grands Lacs (Kindu-Buli) était au kilomètre 35. Il est aujourd'hui
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an kilomètre 160 soit un avanœment de 6 kilomètres par mois. C'est insuffisant. Avec les moyens puissants dont dispose l'Etat qui est le constructeur, on doit pouvoir faire davantage.
Mais si les Belges n'ont pas réussi à réaliser tout l'effort espéré, que dire des progrès accomplis durant cetle dernière période, par les Anglais de l'Angola et par ceux de la Rhodësie, les uns et les autres obéissant cependant à l'active impulsion de M. Robert Williams !
Les Anglais de l'Angola — Bengnella raiiway ~- sont à Cubai, au kilomètre 207. Il y a un an et demi, à lire les prospectus de la Tanganyika Concussions, on supputait un avancement annuel de 200 à 2S0 kilomètres, et l'on espérait arriver à la frontière du Congo belge, en 1912. Au lieu de cela, on s'est bomé à faire quelque SO kilomètres. La construction est arrêtée depuis plusieurs mois et le personnel licencié. Déjà les herbes envahissent la voie en bien des points. Les capitaux manquent. Et il reste 1,000 kilomètres à construira, pour atteindre la frontière de l'Etat, k Dilolo. Pe ce cAté, la situation paraît plutôt inquiétante (').
Les Anglais de la Rhodésie ont été moins acli^ encore. La ligne du Cap était arrivée, il y a deux ans, à Broken- Hill. On annonçait alors que deux ans plus lard, elle serait àKanshansbi.c'est-à-direàla frontière méridionale du Congo belge. Et déjà l'on voyait les minerais du Katanga, chargés sur les wagons du Rhodesia-railway, prendre la route d'Anvers, via les stations anglaises de Bulawayo et de Salisbury et le port portugais de Reira. De ces alléchantes promesses, qu'a-t-ij été tenu?... Rien 1... Le terminus de la ligne est toujours à Broken-Hill. Les fonds manquent également. Il y a cinq mois, on a annoncé la mise sur pied d'une combinaison financière destinée à l'achèvement
('} Voir : Le chemin d« fer de Bengaella au Katanga. (IfoufamM» « du 28 noTembra 1908.)
de la voie anglaîsejusqu'à l'Étoile du Congo. La combinaison n'a pas abouti ('). La « Tanganyika Concessions » vient de lui substituer un nouvel organisme la : u Rhodesia- Katanga Jonction Railway C" ». Celui-ci Irouvera-t-il les capitaux nécessaires?
En présence des lenteurs et des échecs anglais, à l'ouest et au sud, que doivent faire les coloniaux belges ?
Se retourner vers le nord, du cAté de l'enlreprise belge, qui ne marche pas aussi vite que nous le voudrions, mais qui avance au moins, régulièrement et vaillamment. Regagnons le temps perdu. lÛlons-nous.
Qu'y a-t-il de fait?... Que reste-t^il à faire pour, atteindre la zone minière par le nord?
A l'heure actuelle, les communications sont établies depuis Maladi jusqu'à hauteur de Nyangwe, le long de 2,687 kilomètres, savoir :
i . De Matadi à Léopoldville, par raiiway 3. De Léopoldville à Stanleyville, par steamer. 3. De Stanleyville à Ponthiervilte, par raiiway (*) '.
i. De Ponthierville à Kindu, par steamer 5. De Kindu à Lufubu, par raiiway
Total.
Knom,
La rivière Lufubu débouche à la rive gauche du Congo, en aval de Nyangwe. La voie î^rvée la traverse à quelques kilomètres de son confluent.
(1) Voir le Mouvement géographique, 1908, cùl, 703, ainsi que le compte rendu du dernier meeting de la - Tangaiijilfa Concesàions -,
col. les.
(*) Voir le Moitventeitt géographique du 3 mars 1907, avec une carte.
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Il reste environ 850 kilomètres à construiie ou à canaliser :
Kilom.