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CHAPITRE VI

L'ACCELERATION EMBRYOGENIQUE

Diflférences apparentes dans le mode de développement des animaux. — Modifications dans la rapidité avec laquelle le développement s'accomplit. — Loi de l'accélération embryogénique. — Phénomènes de coalescence. — Explication de l'organisation des Mollusques. — L'accélération embryogénique et le développement des Vertébrés. — Réactions réciproques de l'animal et du milieu. — Proposition résumant les chapitres V et VL

Différences apparentes dans le mode de développement des animaux, — Les considérations que nous avons exposées dans le chapitre précédent laissent subsister une difficulté fort grave en apparence. Pour établir le mode de constitution des organismes nous nous sommes appuyé sur la marche successive de leur développement. Nous avons constaté que beaucoup de Vers et d'Arthropodes naissaient réduits à leur tête; mais cette règle n'est pas générale. Tous les Crustacés édriophthalmes, beaucoup de Crustacés podophthalmes, les Ecrevisses et les Homards, par exemple, presque toutes les Arachnides, tous les Insectes, tous les Vertébrés, naissent pourvus de tous les segments de leur corps. Comment

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expliquer ces contradictions apparentes de l'embryogénie? D'autre part, les Mollusques ne présentent à aucune phase de leur évolution de traces évidentes de segmentation. Échapperaient-ils seuls à la règle si générale que nous avons précédemment reconnue ?

La considération des colonies va encore nous permettre de résoudre cette question et de mettre en relief une loi générale dont l'importance est grande pour l'explication des phénomènes embryogéniques. Il est probable, du reste, que le fait qu'elle constate n'est pas sans avoir joué un rôle dans les modifications qu'ont successivement subies les organismes. Cette loi peut être désignée sous le nom de loi de V accélération embryogéniqtie, et elle peut s'énoncer ainsi :

Dans une même série d'organismes le développement est, en général, d'autant plus rapide et réclosion a lieu à une époqtie d'autant plus avancée du développement, que V organisme considéré est plus élevé dans la série.

Modifications dans la rapidité avec laquelle le développement s^ accomplit. — Pour faire ressortir la signification de cette loi nous prendrons pour exemple des colonies du rang des dèmes dans lesquelles les zoïdes constituants demeurent toujours nettement distincts. Les colonies des Tuniciers, en raison de la complexité des organismes qui les composent, n'ont guère pu donner prise il la solidarisation ; il est, par conséquent, facile de mettre en évidence leurs transformations.

Sur nos côtes maritimes les plus connus de cts anl maux sont les Ascidies ; ils ne semblent être au premîei

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