LOIS DU DÉVELOPPEMENT
Si étranges qu'ils soient, ces faits ne sont pas isolés : on en constate beaucoup d'autres analogues dans le développement des Ascidies composées,, dans celui des Botrylles, par exemple, dans celui des colonies d'Hydraires, dans celui des Méduses, dans celui des Siphonophores dans celui des Coralliaires ; bref chez tous les animaux qui forment des colonies possédant un degré plus ou moins élevé de personnalité. On peut énoncer ces résultats de la façon suivante, en ce qui concerne les colonies :
Lorsqu'il s'est établi entre les diverses parties (mérides ou loïdes) d'un organisme ramifié un certain degré de solidarité, le bourgeonnement destiné à accroître cet organisme est d'autant plus précoce que la solidarité est plus grande, finalement il peut s'accomplir même dans l'œuf, et l' œuf peut produire presque simultanément toutes les parties de l'organisme, au lieu de nen produire qu'une seule.
Les choses ne se passent pas autrement chez les animaux formés de segments placés bout à bout. Les Cestoïdes naissent réduits à leur premier segment, Tembryon hexacanthe, qui devient ensuite la vésicule cystique; tous leurs anneaux se développent un à un en avant du dernier, la prétendue tête ou scolex. Chez les Crustacés, toutes les formes inférieures constituant le grand groupe des Entomostracés naissent à 1 état de nauplius, réduites, par conséquent, à ce qui sera plus tard leur tête; il en est de même de certaines Crevettes, les Penceus; dans les Crustacés supérieurs, le nauplius,
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souvent modifié, mais reconnaissable à ses trois paires de membres (fig. 45, A), reste le plus souvent dans l'œuf; le jeune animal subit un certain nombre de mues.
acquiert de nouvelles paires de membres avant d'éclore (fig. 45, B2), et apparaît au dehors à un stade de son évolution variable d'un genre à l'autre (fig. 45, C). " "U l'on considère l'animal seulement au moment de son