LES PROTOZOAIRES
des autres ou demeurer associés en constituant des organismes plus complexes. Les formes les plus élevées de chaque série sont obtenues par V association, la différenciation, les modes divers de groupement et la solidarisation de ces formes simples.
Ces lois, déduites de la comparaison des formes vivantes et de l'étude de leur mode actuel de développement, peuvent être considérées comme Texpression même du mode d'évolution paléontologique du Règne animal. Si cette évolution a été réelle, on ne peut guère la concevoir, en effet, que comme ayant procédé du simple au composé, ce qui est conforme à notre première loi; quant à la seconde, elle détermine le mécanisme même de l'évolution et permet de prévoir, dans une certaine mesure, Tordre de succession des formes animales, ' c'est-à-dire de dresser leur arbre généalogique probable. C'est par l'accord des données fournies par l'étude des formes vivantes et des données fournies par la paléontologie que la vérification de la doctrine peut être faite. Nous allons tenter d'esquisser cette comparaison.
Absence d'espèces che^ les Protozoaires. — Le seul fait qu'il existe encore des Protozoaires, et qu'il en existe une multitude, nous montre que toutes les formes vivantes ne sont pas susceptibles d'une évolution progressive, ou tout au moins n'ont pas rencontré les circonstances propres à cette évolution. C'est pourquoi nous pouvons, à l'aide des seuls animaux actuels, reconstituer d'une manière presque complète des séries très analogues aux séries généalogiques que pourrait nous