LES PROTOZOAIRES
fournir la paléontologie. II semble même que les lacunes de ces séries soient de moins en moins grandes à mesure qu on descend des termes supérieurs aux termes inférieurs de chacune d'elles. Ainsi, les Protozoaires actuels forment des séries tellement complètes que tous ceux qui ont étudié leurs classes les plus nombreuses, celles des Radiolaires et des Foraminifères, sont arrivés à cette conclusion qu'il n'y avait pas d'espèces dans ces classes, mais simplement des formes plus ou moins persistantes, entre lesquelles on pouvait trouver tous les passages possibles.
On n'a pu jusqu'ici constater de reproduction sexuée chez ces animaux. S'il en est réellement ainsi, s'ils se multiplient seulement par une sorte de bouturage, on comprend que leurs formes ne puissent se fixer ; toutes les variations individuelles se transmettent sans qu'aucune variation contraire vienne leur faire obstacle. On ne connaît pas avec certitude de Radiolaire au delà du Trias, de Foraminifère au delà du Calcaire carbonifère, ce qui n'a rien de bien étonnant, étant donné la petitesse et la délicatesse du squelette ou du test de ces animaux. Mais depuis leur apparition ces formes inférieures semblent toujours tourner dans le même cercle. Leur généalogie n'aurait, du reste, un grand intérêt que si elle nous conduisait jusqu'aux formes les plus inférieures des Phytozoaires ou des Artiozoaires. Mais il n'en est rien, et les Phytozoaires inférieurs, les Éponges, semblent plutôt provenir de formes amiboïdes, capables de revêtir, à un moment donné,