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GÉNÉALOGIE DES CHEVAUX 3O

quence des cas où les doigts latéraux se complètent et réalisent de nos jours, d'une manière accidentelle, l'ancienne forme Hipparion.

Les Chevaux américains qui avaient disparu avant la Conquête de l'Amérique se sont développés indépendamment des Chevaux de l'ancien continent, mais leur généalogie est encore"' plus complète. La série commence dans l'Eocène inférieur par un petit animal à quarantequatre dents et à quatre doigts bien développés, plus le rudiment d'un cinquième doigt antérieur, VEohippus, de la taille du Renard. Elle se continue dans Téocène supérieur par ÏOrohippus, qui n'a plus que quatre doigts à tous les pieds; dans le miocène inférieur apparaît le MesohippuSy de la taille d'un Mouton, dont le quatrième doigt se réduit à un stylet en avant et manque en arrière ; puis vient le Miohippus, un peu plus grand, qui, dans le miocène supérieur américain, reproduit presque exactement la structure de Y AncbUberiutn ; il est remplacé dans le pliocène inférieur par le Protobippus représentent V Hipparion, suivi lui-même du Pliobippus dont les doigts latéraux se réduisent comme ceux du Cheval à deux stylets; enfin dans le pliocène supérieur le type Cheval est définitivement réalisé. La généalogie des Chevaux américains est donc absolument complète à partir des formes pentadactyles éocènes, et Ton peut dire que la double généalogie de ces animaux qui se sont développés simultanément mais indépendamment dans les deux mondes est un des meilleurs arguments connus en faveur de la théorie de l'évolution. Plus tard les Chevaux améri-

cains ont disparu, détruits probablement par les Carnassiers et par les sauvages chasseurs du Nouveau Monde qui n'avaient pas su les domestiquer. Ils ont été remplacés par nos Chevaux européens importés par les conquérants.

Dans la série artiodactyle, comme dans la série péris- ■ SDdactyle, la réduction des doigts s'accomplit de bonne heure. Elle est déjà réalisée à l'époque éocène chez les

j4iwpIotberium{fig. 88), qui n'ont plus que deux doigts à tous les pieds ; mais ici nous avons à la suivre dans la série des Bimodonles qui aboutit aux Porcins actuels, et dans celle des Sélénodontes qui aboutit aux Ruminants. Dans chacune de ces deux séries, la réduction des doigts s'est faite elle-même de deux manières différentes, comme l'a montré WoldemarKowaievsky. Dans un certain nombre de cas, elle s'est produite sans entraîner dans les os du carpe et du tarse d'autre modification qu'une réduction

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