GÉNÉALOGIE DES CHEVAUX 3O
n ya pas eu d'échanges d'un continent à l'autre. Ces animaux ne peuvent avoir eu pour ancêtres que des Ongulés à quatre doigts, analogues à ceux auxquels nous pouvons remonter dans la généalogie des Chevaux américains. Bien plus gros que les Tapirs, les Rhinocéros n*ont plus que trois doigts à tous les pieds ; ils manquent de canines, mais possèdent la série entière des sept molaires supérieures et inférieures. Il s'en est détaché, par réduction du nombre des dents, une forme gigantesque, VElasmotberium, qui avait 4 ou 5 mètres de long et 2 mètres de haut, et paraît s'être éteinte en Sibérie depuis les temps historiques. Pas plus que les Tapirs les Rhinocéros ne peuvent être rattachés aux Palœoiheriutn proprement dits, car ils sont précédés par un animal très voisin d'eux, VÂceratberium, qui avait encore des canines à la mâchoire inférieure, était dépourvu de corne nasale, et présentait un quatrième doigt rudimentaire aux pieds de devant. L'ancêtre des Âceratberiiim et de leurs descendants probables les Rhinocéros était donc tétradactyle comme celui des Tapirs, et peut-être la même forme tétradactyle a-t-elle produit tout à la fois les Tapirs et les Aceratherium, tétradactyles en avant seulement, puis les Palœotherium et les Rhinocéros, tous tridactyles.
Les Palœotherium une fois réalisés on peut suivre pas à pas leur transformation en Chevaux. Ces animaux pourraient avoir eu pour origine quelque Palceothenwn éocène à quarante-quatre dents (fig. 84) progéniteur direct des Anchitheriuniy de l'époque miocène moyenne, dont les
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Fio. 85. - Pillt il( drvarl giuche d'-1«cl,ail,ium aureUalântt, yut de fiu <1 du cjté.intem*. 1, 5 de gr«iid(ur niturelle. — On > pr^stntt > jarl dini
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pieds avaient trois doigts (fig. 85). Le doigt médian était le principal doigt marcheur, mais les deux autres, au moins dans certaines espèces, pouvaient aussi toucher le sol et dans quelques circonstances aider à la marche.
sème philinge (d'jprÉi Albert GiuJry).
La forme des dents des AncbUberiwn est exactement intermédiaire entre celle des Palœotberium et celle d'un nouveau genre du miocène supérieur, le genre HipparioH, dont la première prémolaire est plus petite que celle des Ancbitherium et dont les doigts latéraux cessent
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d'appuyer sur le sol (fig. 86). Enfin la première prémolaire après s'être montrée à l'état rudimentaire tombe, les doigts latéraux se réduisent à de simples stylets plus
inlmi. Mim:s letlr;s qu; dins lii ngut» 83 » S4,
OU moins soudés à la partie correspondante du seul doigt persistant (flg. 87, 2in)et le genre Cheval se trouve réalisé. L'Equus ste«o;««îw,du quaternaire d'Italie, présente toutes les variétés intermédiaires entre VHipparion et le Cheval. L'origine de ce dernier se trahit encore par lafré-