IO ÉVOLUTION DES MAMMIFERES
à quatre doigts qui ont vécu avec les formes inadaptatives à deuxdoigts. Ellesontpourcontemporainsun assez grand nombre d'animaux possédant quarante-quatre dents, des molaires tuberculeuses, mais dont les tubercules, s ils étaient mes, ressembleraient beaucoup aux croissants d'emails des Sélénodontes : ce sont les Antbracotberium de la taille des Rhinocéros, les Rbagatberiutn à puissantes canines, les Cbœropotamus et \ç.s Hyracotherium presque franchement bunodontes, tous animaux dont les quatre doigts sont presque égaux entre eux, tels qu'on les voit encore chez les Hippopotames, dont ils sont proches parents. Chez les Hyopotamus, de l'Eocéne et du Miocène, les doigts médians prennent décidément la prédominance, et nous arrivons ainsi, par les Cbœropotamus, à la structure des Sangliers actuels.
De ces Hyopotamus, les Dicbobune et les Cainotberium ne sont pas très éloignés. Les Cainotberium, presque sélénodontes, étaientdes animaux de la taille d'un Lapin que présentent encore quelques-uns de nos Ruminants du groupe des Tragulidœ. Si modestes que soient leurs proportions, ils ont eu, d'après les travaux de M. Filhol, une importance toute particulière. On voit, en effet, chez quelques-unes de leurs variétés, apparaître pour la première fois un intervalle, une barre, entre les incisives et les molaires, intervalle dans lequel la canine peut occuper toutes les positions possibles. Cette canine, en quelque sorte vagabonde, finit par disparaître ainsi que les deux premières prémolaires. Toutes les phases de cette disparition ont pu être observées sur les. seuls Cai-