‹ Le transformisme [microforme]Chapitre 5 sur 9 · EN · texte numérisé non relu

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‘Chose plus remarquable encore, nous trouvons des espèces ayant traversé sans changements, sans variations importantes, non seulement une période géologique, mais toute la durée des âges, depuis le primaire jusqu'à nos jours.

“Sur 350 espèces de trilobites ayant existé durant la longue période primitive, c'est à peine si dix d’entre elles présentent la trace d'une variation. Et encore, ces variations, peu accentuées, s’atténuent-elles dans la suite pour arriver au type ancestral.

“Souvent l'animal, loin de s'adapter au milieu qui change graduellement, périt dans sa descendance, et alors nous assistons à une véritable régression .Pourquoi, par exemple, existe-t-il encore des batraciens moins bien organisés qu'au temps du Carbonifère ? Si les Oursins ont évolué, s'ils ont progressé, pourquoi en voyons-nous encore ? Ceux qui nous restent sont mème moins parfaits que leurs congénères primitifs.

“Personne ne croit plus maintenant à l'influence du milieu qui crée l'organe, à la lutte pour la vie qui fait triompher le olus fort, à la sélection naturelle qui, peu à peu, crée les vspèces. Les évolutionistes les plus ardents ont abandonné c:s vieilleries, ces principes surannés auxquels des faits extrèmement nombreux donnent à chaque instant le plus cruel démenti.

‘Après avoir läché Darwin, on est retombé sur Lamarck. Après une descendance provenant d’une série linéaire unique, on s’est avisé de créer des séries distinctes évoluant séparément. C’est l'opinion de M. Gaudry, qui le dit formellement dans ses ‘‘Enct ‘“ements du monde animal...”

‘L'étude de nct des animaux, celui de l’insecte en particulier, fournit encore, à la théorie évolutioniste des objections que personne n’a refutées.

‘Si nos lecteurs s'intéressent à ces questions passionnantes, je ne puis mienx faire que de les renvoyer à la magnifique série des Souvenirs Entomologiques de M. Fabre; ils trouveront là contre le transformisme, condensés en des pages charmantes, une série d'arguments qui constituent le cauchemar des évolutionistes les plus convaincus.” ‘*L’Abbé Moreux, p. 113, de ‘D'où venons-nous'’?

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Le corps d'Adam et le transformisme mitigé

Quant au corps de l’homme, le savant, M. Jean d’Estienne, s'exprime ainsi (Sciences modernes, p. 63) :

‘La vérité s'impose d’un acte créateur disti ct et spécial pour la partie la plus noble du composé humain, pour son âme raisonnable, libre, morale, et partant, immortelle..

‘La question devient beaucoup plus délicate et incertaine quant au corps humain.

‘Il a été formé de la poussière du sol. Bien. Mais comment?... On peut aisément concevoir Dieu formant, avec la poussière du sol, un organisme doué de la vie végétative et sentive, puis faisant absorber cette première vie dans la vie plus haute insufflée avec l'âme spirituelle.”””

‘Ce n’est donc pas un concept impossible que celui de la création d’une âme spirituelle et raisonnable s’assimilant, — avec l'organisme auquel elle doit rester jusqu’à la mort indissolublement unie, — la vie propre dont cet orgnisme se trouvait préalablement pourvu.”

Que Dieu ait pu prendre un organisme vivant, fruit le plus parfait de l’évolution, pour en former le corps d'Adam, c’est ce que Mivart et plusieurs auteurs catholiques ont dit, sans avoir été condamnés. |

Ils invoquent la ressemblance qu'il y a entre l’homme et les animaux supérieurs, soit pour les organes, soit pour les premiers développements de la vie.

Les évolutionistes modernes précisent. Passant de la théorie à la pratique, de la possibilité à la réalité, ils nous font descendre du singe purement et simplement, ou plus exactement d’une bête intermédiaire entre le singe et l’homme.

“L'opinion la plus répandue, dit le Dr Laurendeau, est que l’ancêtre de l’homme descend d’un catarrhinien, dont le représentant actuel le plus ressemblant est le gibbon, de l’Asie, ce singe à caractères peu spécialisés, doux et facile à apprivoiser.

‘Cependant entre l’homme et le gibbon, il a certainement existé un intermédiaire disparu. Le gibbon du tertiaire est l'ancêtre, non seulement de l’homme, mais aussi de tous les

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anthropoïdes (nom donné aux singes supérieurs: l'orang, le chimpanzé, le gorille); et la démonstration éclatante de ce fait réside dans l’anatomie, la physiologie et l’embryologie de cette classe de mammifères’”. (La Vie, p. 129.)

Réponse aux transformistes mitigés SUR L'ORIGINE DU CORPS D'ADAM

Du moment qu’un auteur parlant de l'origine du corps de l'homme, fait des spéculations, tout en restant dans le monde des possibles, il a droit à une certaine latitude.

Si cet auteur veut faire accepter pour vrai, pour certain, ce qui n’est que possible, on a droit de dire: Halte-là!

1. Si l'homme descendait du singe, il serait de la même espèce. Les êtres de même espèce se reproduisent entre eux. Le singe et l’homme pourraient donc fonder des familles. L’expérience démontre le contraire, il n’y a donc pas de parenté entre le singe et l’homme.

2. Les évolutionistes invoquent l'anatomie et la physiologie.

Les Causeries du Dimanche de la ‘Bonne Presse”’, 6e série, p. 356, mettent les choses au point:

A. L'homme diffère du singe par sa structure anatomique.

L'homme est fait pour se tenir debout. Cette attitude est le résultat de la conformation de son squelette, de la façon dont la tête est plantée sur le cou. Ses pieds sont solidement établis sur la terre, les inuscles des membres inférieurs ont une grande puissance de compression qui empêche le tronc de pencher en avant, la colonne vertébrale se plante fortement sur le bassin; ses viscères, artistement posés et rangés, se prétent sans fatigue à l'équilibre établi; sa tête se tient droite et regarde devant elle sans qu’elle ait besoin de fort ligament pour la redresser.

Or, le singe est un grimpeur. Ses pieds ne sont pas des pieds, mais des mains. Il ne se tient debout qu'avec effort, il n’est agile et naturel dans son allure que lorsqu'il se sert de ses quatre mains pour marcher. Sa tête est inclinée naturellement vers la terre, malgré le ligament cervical qui la relève.

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