‹ Le transformisme social;Paris, essai sur le progrès et le regrès des sociétésChapitre 23 sur 31 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

L'étude que nous avons faite d'un côté des croyances et des doctrines relatives au transformisme et spécialement au Progrès et au Regrès des sociétés, de l'autre des conditions et des lois mêmes de leur évolution soit progressive soit rétrograde, aboutit, comme le lecteur l'aura compris par le seul exposé de ce double aspect à la fois subjectif et objectif du processus social, à la synthèse positive que les croyances collectives sont en corrélation avec l'ensemble de la vie collective. Dans des périodes de décadence réelle ou dans les crises momentanées qui sont inséparables de toute transformation organique, les croyances et les théories pessimistes accompagnent les autres dépressions sociales. Aux époques d'évolution réellement progressive apparaissent également les croyances et les théories optimistes. Celles-ci tendent à l'emporter de plus en plus à mesure que la civilisation devient plus vaste et plus parfaite. Cette loi est conforme à celle que nous avons antérieurement reconnue et d'après laquelle les réarrangements sociaux complets deviennent d'autant plus difficiles que la structure de la société est plus élevée et plus parfaite ; il en résulte en effet que dans une organisation supérieure la régression devient de plus en plus utopique et irréalisable; tout progrès consolide le passé et assure

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