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ter, dans certains milieux, une augmentation du nombre de travailleuses féminines parallèlement avec le nombre de ménages irréguliers.
L'évolution des mœurs, les nécessités économiques avec, accessoirement, le désir de pouvoir satisfaire un certain goût de luxe, un cadre riant avec des figures nouvelles, une satisfaction toute féminine de « papoter » avec ses compagnes, l’incitaient à occuper un métier, la protégeant contre l'incertitude du lendemain. De même, il a été reconnu que la vie extérieure moderne, avec la radio, le cinéma, les journaux, présupposait le travail féminin. Il était naturel de penser que devenir une salariée dans ambiance même du travail, et non plus de quelque travail à domicile, aurait une répercussion sur son esprit, ses aspirations, et viendrait renforcer ce désir d'évasion et d’émancipation, si à la mode et tellement prôné par certaines tendances féministes. L’indifférence marquée pour les besognes domestiques l’incitait à occuper, avec peut-être quelque vanité, un emploi commercial, par rapport à sa compagne qui avait préféré revêtir le bleu de travail, motif bien superficiel à côté de leur communauté de pensées nouvelles.
Ainsi se justifie, d’une manière un peu désordonnée, mais générale, la tendance aux justes revendications d’un sexe qui demande une représentation en rapport avec ses droits dans les différentes motions des comités professionnels et sociaux. Sa participation importante à la question toujours d'actualité du capital-travail ne fait que suivre les légitimes aspirations féminines découlant des transformations incessantes dans le domaine social, qu'on ne saurait complètement dédaigner, en plus de l'orientation que prend notre civilisation contemporaine avec son cortège accru de besoins.
Cas particulier des réadaptées. — Nous nous en voudrions d’omettre le fait particulier très important du point de vue moral et social, et en pleine voie d'extension, que représente la participation au travail des minorées physiques. Le problème régional, posé par le reclassement professionnel d’un certain nombre de femmes tuberculeuses, nous amène à parler de cette
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branche de déficientes organiques. Tout comme pour lappareillée ou la « diminuée » physique, il est juste de penser à la stabilisée, pour laquelle les conceptions thérapeutiques ont complètement changé. Ainsi, une malade de sanatorium sera-t-elle orientée vers une activité artisanale (broderie, couture), ou le travail à domicile, ou encore retoucheuse photos, sténo-dactylographe, voire infirmière de centres de repos. La possibilité d’apprendre une profession dans l’établissement de post-cure sous surveillance médicale concourt à l'orientation professionnelle et à la rééducation à l'effort, et cela malgré le ralentissement marqué de leur rythme intellectuel du fait du repos forcé et aussi de la diminution de leurs possibilités physiques.