MINES ET MÉTALLURGIE
Bassins Accouchements Début du travail rétrécis pathologiques AN AMAFANS RER re 90 % 25 % ACTE TARANS ER Re tn 71 % 16 AT OMANS MEME NN TE 31 6 % AmIGanS Te tRN Ier ne 15 % 3 % (125)
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Une position défectueuse de travail sera d’autant plus nuisible que l’ouvrière sera elle-même plus jeune. Les déformations de la colonne vertébrale sont alors extrêmement fréquentes, à ce moment, entraînant ainsi des spondyloses, suivies d’arthrites, ou un développement incomplet de la ceinture scapulaire. Alors nous obtenons des candidates à la tuberculose ou à l'insuffisance cardiaque. Le thorax est lui-même gêné dans son développement, tout comme la marche de la croissance générale du sujet. D’ailleurs, à âge égal, la capacité pulmonaire des jeunes apprenties est inférieure à celle des autres jeunes filles non salariées 1 litre 60 contre 2 litres 75 à 19 ans.
Les déformations des membres inférieurs avec déviation sont assez fréquemment rencontrées chez les adolescentes soumises à une station debout prolongée.
Donc l'influence du milieu de travail sur la croissance physique féminine est évidente pour le développement en hauteur et le poids du corps. Même la position assise prolongée entraîne une congestion passive abdominale et génitale. Souvent également, le travail conditionne le développement prédominant d’un groupe musculaire. Telles légalité de force du biceps des deux côtés chez les cigaretteuses et l'égalité de force des muscles du poignet des deux côtés chez les emballeuses.
Il est bon encore de noter une plus grande fatigabilité, des troubles des règles, une sensibilité élective, souvent sur un terrain déjà préparé (anémie, chlorose).
Menstruation. — La menstruation amène des modifications passagères ou non dans le fonctionnement de tous les organes, rendant ainsi la femme plus vulnérable aux atteintes extérieures, notamment au point de vue psycho-physiologique.
On constatera une irritabilité, de l’insomnie, de la fatigue physique et mentale, se traduisant surtout par une plus grande sensibilité extérieure du fait de son accaparement intense par la vie industrielle. On assiste à des poussées congestives circulatoires (varices, phlébites). L’'hypotension, la lassitude, traduisent la déficience endocrinienne.
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Pour les auteurs comme Mock, « la position et les conditions de travail, plutôt que la durée de travail, conditionnent la majorité des troubles menstruels : position assise, station debout prolongée, marche ou piétinement continu, trépidations se répercutant dans la région pelvienne, heurts et frottements directs de l'abdomen » (125).
Un grand nombre d'emplois féminins soumettent la sangle abdominale à un effort constant. Exemples : les ouvrières du polissage dans les forges et aciéries, qui vont jusqu'à manipuler une vingtaine de tonnes de métal par jour, ou les lumbalgies
de la sténo-dactylographe.
Mock signale également la diminution du nombre des absences pour dysménorrhée par l'alternance des travaux en position assise et debout. Dysménorrhée d’ailleurs favorisée par le froid, la chaleur, les travaux exécutés dans des conditions insalubres, dans des ateliers balayés par les courants d’air. Citons la station debout prolongée immobile des vendeuses, provoquant ou entretenant des troubles circulatoires, des varices, avec le cortège effrayant de cellulites ou leucorrhées, sans oublier également les conséquences de la station debout prolongée « cinétique », telle la dysménorrhée rencontrée chez les vendeuses en chaussures.
Les affections gynécologiques, même légères, guériraient aisément si la continuation du travail ne favorisait pas les rechutes et ne faisait en sorte que l’hystérectomie constitue le terme habituel des salpingites chez les ouvrières. La grande fréquence des affections gynécologiques chez les femmes qui travaillent sera constatée au cours de notre étude; aussi est-il inutile d’insister sur Îles annexites, métrites, déviations utérines rencontrées. A signaler, toutefois, linfluence de la position de travail qui favorise la congestion utérine et qui vient aggraver une infection préexistante, gonococcie par exemple.
De plus, il a été reconnu que le travail favorise une certaine carence en vitamine C. La sensibilité particulière de la femme aux divers toxiques (plomb, benzol, tétrachlorure de carbone,
tétrachloréthane, etc...) ayant entraîné de si graves dangers, les