CONCLUSIONS
À la suite de l'enquête que nous avons pratiquée dans un certain nombre d'entreprises de la région, nous sommes amené à proposer les conclusions suivantes.
Nous estimons nécessaire d'essayer, par différentes mesures, d'améliorer les conditions de travail pour la femme, qui en a un réel besoin, car nous ne devons point oublier que « la mère a besoin de sécurité pour donner la vie » (Docteur Dhers),
1° Retarder l’âge légal d’entrée à l’usine de deux ans et profiter de ce temps pour développer l'apprentissage, la formation et l'adaptation professionnelles par des cours publics et privés, en y introduisant également des notions d'éducation ménagère, familiale et d'hygiène;
2° Chercher de plus en plus à adapter la machine à l’ouvrière et essayer de vaincre non seulement l’esprit de routine, mais aussi les intérêts particuliers, un peu trop esclaves de l’idée de rendement;
3° Interdire absolument et effectivement à la salariée certains travaux jugés dangereux et insalubres. En outre, prescrire l'arrêt du travail dès la constatation médicale de la grossesse;
4 S'assurer, pour le travail à domicile, que ce dernier repose sur une hygiène rigoureuse, car il représente une des meilleures formes de travail féminin;
5° Le problème important de la réadaptation professionnelle des « minorées » physiques nous fait envisager la création de centres identiques aussi bien pour tuberculeux que rhumatisants et cardiaques;
gr (ep
6° Développer le rôle prépondérant dévolu au service médicosocial; tendre vers une médecine du travail à temps complet et un service social bien organisé, qui favorisent les contacts humains et facilitent ainsi la vie sociale de l’ouvrière, sans nuire au rendement ;
7° Améliorer les lois d'assistance notamment pour les mères et les enfants, par des indemnités en rapport avec le coût de la vie. Lutter contre le taudis en établissant un programme novateur en matière d’urbanisme. Organiser des conférences d'éducation sanitaire;
8° Lutter contre les préjugés et, en particulier, contre la conception défavorable de « mineure » qui s’attache trop souvent à la condition féminine.
Ainsi, « le rôle naturel de la femme ne peut être oublié, si lon veut faire de la société à venir une société vraiment humaine ».
e dé. Lubré dé