Le travail intellectuel et la volonté
Donnez-moi un point d'appui et je soulèverai le monde! disait Archimède qui connaissait la puissance de cette « méthode » qu'on appelle le levier.
Qu'est-ce, en efiet, que la méthode sinon Tapplication de Tesprit à la chose, la concentration des forces de l'intelligence sur le problème à résoudre? En co «enSjUn outil est une méthode. Le gigantesque marteaupilon du Creusot n'est qu'un marteau perfectionné et la plus puissante machine à vapeur n'est qu'un jeu de leviers qui met en œuvre quelques lois élémentaires de la mécanique. Les outils de l'industrie moderno qui nous donnent sur le monde matériel une puissance prodigieuse ne sont que les transformations des outils élémentaires.
Or ces outils élémentaires étaient autant de méthodes. Le génie si clairvoyant des Grecs avait deviné que l'essentiel, dans le travail, était de marcher droit, de suivre sa route (p.sTà 680c), donc de ne pas disperser l'attention, mais, au contraire, d'aller dans une direc-» tion unique. En concentrant son attention sur le problème à résoudre, on finit par trouver la vraie route à suivre et c'est ainsi qu'un esprit plus pénétrant que les autres put mouvoir quelque grosse pierre gênante au moyen du levier. Il avait vu sans doute des enfanta l'employer dans leurs jeux. N'est-ce pas le petit Pottei îjui, pour aller jouer aux billes, inventa l'excentriqu »