LA PAIX DANS LE MONDE DU TRAVAIL
sa consolation, sa force et sa gloire. Son devoir est de travailler constamment, d'exercer constamment sa liberté dans le sens de l'ordre, et d'employer à bien penser et à bien agir le peu de temps qui lui est donné. Il y a trois manières de perdre le temps : faire ce qui ne doit pas être fait, ne rien faire, mal faire ce qu'on fait; tourner sa force contre soi, la laisser périr, la prodiguer. L'être parfait est au-dessus du temps et du mouvement, parce que sa volonté n'est pas successive et que l'effet la suit sans intervalle. Les forces physiques obéissent passivement aux lois naturelles et sont jusqu'à la fin ce que le Créateur les-a faites. Mais l'homme, en sa qualité de force intellectuelle et libre, est le seul des êtres créés qui puisse monter ou descendre dans l'échelle des êtres. D'abord il peut agir ou ne pas agir ; il est donc à son gré une force en exercice ou une simple force virtuelle; et, dans ce dernier cas, non-seulement il perd tout ce qu'il ne fait pas, le pouvant faire, mais il perd à la longue la capacité de faire, parce qu'une force qui n'agit pas se détruit. En second lieu, l'homme choisit le but de son activité. S'il le choisit en dehors de l'ordre, tous ses efforts tournent contre lui-même ; plus il réussit, plus il s'abaisse. Si, au contraire, il assigne un noble but à son travail; s'il se meut dans l'ordre du mouvement universel, tout ce qu'il fait, et même tout ce qu'il essaye de faire, lui profite. C'est ce qui élève parfois les vaincus si fort au-des-
BUS de leurs vainqueurs, parce qu'il y a de l'être dans Taction iuste, et du néant dans l'action déshonnête. Enfin, l'homme peut diriger sa force et la centupler par une direction meilleure. Sa grandeur est dans ses mains.
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f AELE DES MATIERES
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