EFFETS DE L’EXERCIGE SUR LA TEMPÉRATURE DU CORPS
Voici le détail des observations de John Davy ;
« Les observations que je vais décrire sont moins nombreuses et plus restreintes que je.ne l’eusse désiré; elles furent faites à Constantinople, à divers intervalles de temps, entre le mois de février et celui d’août. Leur objet principal était la détermination de l’efTet d’un exercice de marche modérée sur la température du corps.
» L’individu sur qui elles furent faites est le même sur qui
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furent faites celles de la section précédente. Voici, en parti culier, quelques-uns des résultats obtenus :
» 19 février, une heure et demie après midi : température de la chambre, 15°,5; avant la marche, pieds froids ; température entre les orteils, 18°,9; sous la langue, 36",6 ; urine, 37'^,8. A cinq heures et demie après midi : température de l’air libre, U°,h ; aussitôt après le retour de la marche, qui avait passablement échauffé le sujet, les pieds et les mains étaient chauds; les premiers donnaient 35“,8; les dernières, 36®,1 ; sous la langue, 36®,6; urine, 38®,3.
I) 2 mars, quatre heures et demie après midi : air extérieur, 10°,0 ; air de la chambre, 18°,9 ; les pieds et les mains étaient modérément chauds; les premiers étaient à 23®,9 ; les dernières à 27®,2 ; sous la langue, 36®,6 ; urine, 37®,7. A cinq heures et demie après midi : après une marche assez rapide, d’une heure, qui avait produit une douce transpiration, les mains et les pieds étaient chauds ; les derniers étaient à 37°,2 ; les premières, à 36®,6 ; sous la langue, 36®,6; urine, 38®,6.
« 20 mars, cinq heures et demie après midi : air extérieur, 5®,6 ; le sujet revint échauffé par une marche de trois heures. Les mains, qui avaient été couvertes de gants fourrés, étaient à 37®,2 ; les pieds, à 36®, 0 ; sous la langue, le thermomètre marquait 36°,6; dans l’urine, 38°,6.
» 7 avril. Après une marche de trois heures, en plein air, à une température comprise entre 15 et 21 degrés, il revint à cinq heures après midi, transpirant modérément ; les mains étaient à 34°,ô ; les pieds, à 35®,8 ; sous la langue, 36®,9 ; urine, 38°,0.
» 27 mai, à six heures et demie après midi. Après une marche d’une heure et demie, dans un air à 20“,0, il rentra en faible transpiration ; température des mains, 35®,Ô ; les pieds chauds ; sous la langue, 37°,5 ; urine, 38°,6.
» 28 mai : air, 18°, 3 ; sous la langue, avant l’exercice, 36°,9. Après une noarche de quatre heures et demie, transpiration modérée ; température sous la langue, 36°,6 ; mains, 33°,9; pieds, 36°,4 ; urine, 38°,0.
» 13 septembre, quatre heures après midi. L’air extérieur, sur les bords du Bosphore, était à 24 degrés. Il monta en vingt minutes environ, sans s’aiTêter, le côté escarpé de la colline appelée la montagne du Géant. Lorsqu’il atteignit le sommet, il transpirait abondamment; son pouls, qui donnait ordinairement cinquante-deux pulsations, en donnait cent deux; la température des mains était 36°,6 ; sous la langue, 36°,6. Le pouls d’un autre individu qui l’accompagnait, du même âge à peu près, transpirant aussi très abondamment, donnait cent trente-huit pulsations ; le thermomètre donnait, sous la langue et dans ses mains, 36°,6. Après la descente, le pouls du premier ne donnait plus que quatre vingt-quatorze pulsations; sous la langue et dans les mains, le thermomètre marquait 36°,9. Le pouls du second donnait cent douze pulsations; le thermomètre marquait sous la langue 36°,9; tous deux ne transpiraient que faiblement. »
[Annales de chimie et de-physique, 2° série, t. XIII, p. 185.)
NOTES ET DOCUMENTS