‹ Le treizième siècle artistiqueChapitre 90 sur 104 · Bibl. Nat., ms. lat · texte numérisé non relu

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graves enseignements aux chants d'allégresse, et qui est chargé de bénir le nouveau foyer, la maison, la chambre de l'épouse.

Cette bénédiction se fait d'une manière très solennelle. Elle est le couronnement de la fête, qui se termine ainsi d'une façon grave et recueillie. Si le prêtre n'a pas assisté au festin, il arrive le soir, suivis de deux petits clcrçous (ou enfants de chœur), dont l'un porte un livre et l'autre un encensoir. Ils entrent, et on les conduit, en traversant la salle d'honneur, jusqu'à la

FiG. 177. — Costumes de Troubadouks.

D'après un manuscrit de la Bibliothèque royale de Bruxelles.

chambre de la mariée, toute jonchée de roses ti peinte à Jlor. La famille se met à genoux. Le prêtre, en étole, prononce plusieurs formules spéciales de bénédiction, que nous ont conservées les anciene rituels ; puis il prend l'encensoir des mains de l'un des deux clercs, y jette les parfums liturgiques, et les répand dans ce lieu béni, où doit régner désormais la bonne odeur des vertus chrétiennes et du bonheur domestique (i).

Ainsi se mariaient nos pères, et, bien qu'ils ne connussent

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