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stovarsol et du tréparsol, mais toujours persistance des parasites.
OBSERVATION VII
Mile: Y. D..., 5 ans. Le 16 juillet 1925, depuis deux mois, douleurs abdominales violentes, coliques, quatre selles par jour, glaireuses, fétides, suivies de léger ténesme.
Antécédents personnels. — Née à terme, coqueluche dans l'enfance, toujours bien portante.
Examen. — Anémique, fatiguée, aucune déformation du squelette, bonne dentition, inappétence.
Abdomen sensible, tympanisme, foie normal.
Examen des selles. — Fait sur trois échantillons : selles molles, glaireuses, odeur forte et nombreux kystes de lamblia.
Administration du tréparsol,un comprimé 0,10 quatre jours sur sept, plus un régime.
Le 15 décembre 1925. — Bon état général, abdomen non douloureux, pas de défense, 1 ou 2 selles par jour sans glaire.
Un nouvel examen des selles fait un mois après ne révèle aucun parasite.
Depuis la petite malade va très bien, a repris plusieurs
kilos, l’anémie a disparu.
Voilà une côlite à lamblia avec anémie guérie de
sa côlite et de son anémie avec le tréparsol.
OBSERVATION VIIl
M. B..., 41 ans. Consulte le 30 mars 1926. Prisonnier en Allemagne pendant cinq ans. Depuis son retour : 1918, 4 ou 5 selles par jour, parfois à la suite d'écart de régime ; la nuit crise côlitique se traduisant par 8 selles molles d’odeur forte, très aérées.
Examen. — Bon appétit. Bonne dentition, langue saburrale ; l'abdomen légèrement sensible ; le foie déborde de deux travers de doigts les fausses côtes, et est sensible.
Examen des selles. — 1% avril 1926 : sur deux échantillons : selles molles, pâteuses, odeur normale, couleur brune avec nombreux kystes de lamblia et assez abondants spirilles. À ce moment nous avons administré le tréparsol avec carbatropine.
Le 19 juin 1926. — Bon état général, suppression des crises diarrhéiques ; deux selles par jour, sans colique. Il continue le tréparsol.
Six jours après, un nouvel examen microscopique des
selles ne révèle aucun parasite.
OBSERVATION IX
Mlle M. J..., àgée de 11 ans.
Le 6 mars 1926. — En 1924 congestion du foie avec ictère, décoloration des selles (durée un mois). Depuis, vertiges, état nauséeux, alternatives de constipation et débâcle diarrhéique, jusqu'à 3 ou 4 selles par jour.
Antécédents personnels. — Née à terme, élevée au sein,
or entérite au sevrage avec sang et oxyures. Rougeole, coqueluche.
Examen. — 33 kilogrammes, état émotif, angoisse, rêves, fatigues, inappétence, langue saburrale, bonne dentition, abdomen légèrement sensible, plexalgie iliaque gauche, sensibilité du côlon droit, avec tympanisme ; foie légèrement sensible.
Examen des selles portant sur trois échantillons : selles jaunes, molles, d’odeur butyrique, lamblias très abondants.
Le malade est soumis au tréparsol, pendant trois mois ; après une semaine on observe la disparition de la diarrhée, meilleure tolérance alimentaire.
Le 2 août 1926. — Traitement bien supporté, très bon état général, excellent appétit, repris 1 kgr. 500.
Nouvelexamen des selles fait le 6 août 1996 ne révèle aucun parasite ; par prudence on continue le tréparsolune semaine
sur deux.
En résumé il s’agit d’une côlite à lamblia, guérie par le tréparsol.
Le résultat thérapeutique du tréparsol dans les côlites à lamblia.
Malgré les diverses médications successivement essayées la ténacité de l’entérite à lamblia est'reconnue par la plupart des auteurs. Cependant sous l’influence du tréparsol les malades se trouvent rapidement améliorés : la diarrhée se calme, l'état
général s'améliore et l'inquiétude fait place à
l’optimisme, L'examen des selles témoigne l’efficacité rapide de l’action du tréparsol, mais comme dans l’amibiase il faut se demander si après le traitement par le tréparsol, la guérison est défnitive. Avant de l’affirmer, il est indispensable de multiplier les examens coprologiques au cours du traitement et longtemps après, lorsque les symptômes cliniques ont cédé à la médication, il ne faut pas se contenter d’un ou deux examens des selles à intervalles plus ou moins longs : il est évident qu’à une amélioration clinique doit correspondre une diminution du nombre des parasites ; mais on peut se demander si ce n’est qu’un état de somnolence pouvant se prolonger et susceptible de faire place plus tard à un retour offensif de l’affection.
Nous avons suivi un certain nombre de malades pendant plusieurs mois ; et nous avons vu les symptômes s’amender et les parasites disparaître dès l’administration du tréparsol ; mais quelquefois, au bout d'une période plus ou moins longue, après la cessation du traitement, nous avons vu revenir les kystes et en même temps réapparaître les troubles qui caractérisent leur présence. Dans ce cas, il ne reste qu’à reprendre le traitement, qui d’ailleurs donne le même résultat ; c’est alors qu'il convient de soumettre le patient à une ration d'entretien comme le conseille Savignac : absorption quotidienne d’un comprimé 0,25 pendant quinze jours par mois.
Dans la majorité des cas, nous avons vu les exa-
GA al
mens ultérieurs rester indéfiniment négatifs et les malades guérir définitivement. Done, l'introduction du tréparsol dans la thérapeutique anti-lambliase constitue un réel progrès : très souvent la guérison, toujours une amélioration manifeste : c’est là un résultat appréciable. (NE
Dans l’entérite à lamblia, le tréparsol occupe le premier rang, soit contre les poussées aiguës, soit contre les kystes. Après l’amélioration des symptômes cliniques, la disparition des kystes se fait attendre et nécessite un traitement plus prolongé ; en effet si le nombre des kystes diminue rapidement, leur disparition complète est plus lente.
Lés observations III, V, VIT, nous montrent que le jeune âge, loin d’être une contre-indication à l’emploi du tréparsol, doit faire préférer l’arsenic à l’émétine à cause du danger de l'émétine précisément en raison de l'instabilité cardio-vasculaire.
Le tréparsol administré à faible dose, et suivant un rythme bien déterminé, demeure le médicament de choix dans le traitement des lambliases infantiles.
Dans les pays exotiques, le tréparsol peut être avantageusement utilisé à titre préventif contre l’affection de la lambliase comme la quinine en ce qui concerne le paludisme.