LES COLITES SIMPLES AVEC DIARRHÉE ET L'ACTION DU TRÉPARSOL
Sous ce nom, nous désignerons seulement les troubles de l'élaboration colique, aboutissant, en dernière analyse à la diarrhée.
Tout d’abord on doit éviter la confusion des diarrhées coliques avec les diarrhées du grêle, dans lesquelles le contenu liquide du grêle est rapidement expulsé sans résorption, à travers le côlon, en conservant ses caractères. On y trouve, notamment, des pigments biliaires non transformés, des hydrates de carbone, de l’amidon, des acides gras.
La diarrhée de colique surtout cæcale a des caractères assez particuliers. Deux types remarquables peuvent en être isolés.
10 La diarrhée acide et gazeuse ou diarrhée des féculents ;: 2 la diarrhée alcaline et putride ou diarrhée des protéides.
a) La diarrhée des féculents ou diarrhée de fermentation. — Complique surtout les côlites traitées trop systématiquement par un régime féculent excessif. Si l’on n’observe qu’exceptionnellement les cas les plus acentuécs de ce type morbide, par
contre on en voit fréquemment l’ébauche, surtout par ces temps de régimes farineux outranciers.
En eftet, sous l'influence d’un régime excessif de pâtes et de bouillies, il se produit un développement prédominant de microorganismes de fermentation. JL y a ballonnement du ventre, inappétence ; les selles deviennent. très abondantes, molles, jaune-ocre, mousseuses et trouées de gaz, à réaction acide au tournesol, l'odeur aigrelette. Au microscope, ces selles contiennent encore de l’amidon, soit libre, soit inclus dans de minces membranes cellulosiques et il ya de nombreux microorganismes iodophiles.
L'irritation colitique, due aux substances acides dérivées de fermentation des hydrocarbonés, ne revêt pas, d'habitude, une allure grave. Elle cède facilement au tréparsol si on supprime en même temps les hydrates de carbone.
b) La diarrhée putride, elle aussi de provenance des côlons, peut être complètement opposée à la forme précédente. Elle provient en effet, du déve: loppement prédominant, dans le réservoir cæcal, d’une flore anaérobie protéolytique, qui transforme les albumines et leurs sous-produits en substances putrides, noirâtres, alcalines, toxiques, dont Ja résorption cæcale entraine des troubles morbides.
Le développement de cette flore anaérobie protéolytique tient, avant tout, à l'abondance, dans le réservoir cæcal, d’albumines non transformées qui, normalement ne devraient pas s’y trouver et devraient être transformées par la digestion et absorbées avant