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MONUMENTS ET MÉMOIRES
dans la sculpture du Latran. Dans nos quatre scènes, au contraire, le nid est le centre autour duquel toute l'action se déroule. L'observateur attentif, qui a saisi sur le vif les moindres incidents du repas des cigognes, a tenu à nous exposer ces incidents dans une série de tableaux successifs où l'intérêt va toujours en augmentant et où l'attention n'est détournée par aucune ligure étrangère au sujet. Il
a fait une œuvre charmante qui, par une fortune vraiment providentielle, est arrivée jusqu'à nous dans un très bel état de conservation.
Les anses basses des canthares dont nous avons parlé tout d'abord (n. 10, 19 et 20) sont semblables à celles des écuelles ; sur les vases à poursuites d'animaux, elles sont exécutées avec un soin particulier1.
Il n'y a que deux paires de canthares avec des anses surélevées. Ces anses, appliquées sur des récipients de forme allongée, font l'effet de grandes oreilles humaines, disposées de chaque côté d'une tète. Celles des vases aux grues sont fort simples, tout k l'ait unies et sans décoration. Celles des vases aux cigognes sont plus ornées et méritent d'être examinées. La partie inférieure, à l'endroit où elle se soude sur la panse, est décorée d'une belle palmette (fig. 54) ; la partie supérieure s'attache à l'orifice par des bras découpés en chénisques (fig. 55). Ces anses sont analogues à celles des vases aux
Fig. 54.
(Côté extérieur de l'anse.)