‹ Le trésor de BoscorealeChapitre 108 sur 149 · Pasqui, ibid., p. 379, gruppo XIII, n. I à I · texte numérisé non relu

Pasqui, ibid., p. 379, gruppo XIII, n. I à I

sont encadrées de feuillages ; de petites guirlandes en ornent le fond ; l'un des vases était même entouré, un peu au-dessus du pied, d'une couronne de roses épanouies. Les mouvements des squelettes sont variés : on en voit un couché par terre auprès d'un Amour ailé qui lui tourne le dos et qui porte une coupe à ses lèvres; d'autres sont debout, parlant et gesticulant, au repos ou en marche ; celui-ci porte un plateau au milieu duquel se dresse une pomme de pin ou un gâteau en forme de pomme de pin ; ceux-là tiennent un objet difficile à déterminer qu'ils s'apprêtent à déposer sur une tombe ; audessous de ces offrandes pendent des bandelettes. La comtesse E. Gaëtani Lovatelli en a publié d'excellentes reproductions et les a commentées avec son érudition ordinaire 1 .

Les deux gobelets de Boscoreale qui peuvent être datés à coup sûr des premiers temps de l'Empire, sans doute du règne d'Auguste, laissent loin derrière eux le vase à boire d'Heudebouville et les fragments d'Arezzo. Ce sont les plus élégants, les plus complets, les plus précieux matériellement parlant, les plus étonnants et les plus instructifs, qui aient été signalés jusqu'à ce jour. Au point de vue de l'originalité ils sont uniques. Les squelettes y apparaissent avec un mouvement très vivant; ils sont en relation, petits et grands, les uns avec les autres. Des inscriptions traduisent la pensée qui a inspiré la décoration. Les scènes n'ont pas été composées à l'aide de poinçons comme sur les vases à boire en terre cuite; ce sont des compositions originales dont la technique est du plus haut intérêt ; les reliefs sont gradués suivant l'importance et la place de chaque ligure. Ces deux gobelets forment paire : leur ornementation offre un parallélisme frappant, produit d'une même et unique inspiration.

Chacun d'eux, sur son pourtour, présente treize squelettes en relief,

I. Dî una piccola larva convïvale in bronza, p. Il à 14, Gg. S à «S, estr. dei Monitm. antichi, V. 1895; une seconde édition ;i paru dans les Striai vari du même auteur, 181)8, p. 3 à 23, avec de nouvelles ligures. Il faut également rappeler ici un fragment de poterie romaine, Irouvé à Meaux et orné de crânes enguirlandés, G. Gassies, Bev. des éludes anciennes, Il 1900 , p. ■*>(>.

MONUMENTS ET MÉMOIRES

huit grands et cinq petits ; les figures les plus importantes sont naturellement plus poussées que les autres. Sur ces vingt-six squelettes, dix remplissent des rôles secondaires, d'assistants, de musiciens ou de serviteurs ; leur relief et leur taille sont moindres. Les seize autres tiennent les grands rôles et peuvent être répartis, sur chaque gobelet, en quatre scènes dans lesquels interviennent neuf personnages, plus ou moins illustres, dont les noms sont inscrits en grec à côté de leurs images décharnées. Les principaux acteurs de ces quatre scènes sont :

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