‹ Le trésor de BoscorealeChapitre 111 sur 149 · MO · texte numérisé non relu

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MONUMENTS ET MÉMOIRES

étaient organisées par les confréries dionysiaques, fait curieux à rappeler à propos de ces vases à boire ornés de roses1.

Des inscriptions grecques, finement tracées au pointillé, aident à reconnaître et à interpréter les sujets. Le texte en a été donné plus haut2. Ces inscriptions sont de deux sortes.

Il y a d'abord de petites légendes explicatives qui n'ont rien d'insolite : ce sont celles qui nous indiquent fort heureusement les noms des personnages. Parmi les monuments contemporains et de la même provenance, portant des légendes analogues, on peut rappeler les peintures de Pompéi, conservées au Louvre et devenues célèbres sous la dénomination erronée de Muses d'Herculanum ', la peinture d'Orphée, Hercule et les Muses '1, celle de Latone et Niobé avec les joueuses d'osselets ;, la fresque qui met sous nos yeux l'épisode d'Homère et des pêcheurs de l'île d'Ios^, le bas-relief des Grâces et des Muses trouvé à Herculanum 7, etc. On ne saurait oublier les fragments d'Arezzo, notamment la tasse sur laquelle les Muses et Hercule Musagète sont désignés par leurs noms inscrits en grec. Cette tasse, rapprochée des gobelets de Boscoreale, apporte une confirmation très claire à l'opinion de Gamurrini au sujet des vases d'argent de fabrication grecque pris pour modèles par les potiers d'Arezzo8.

Au nom de chacun de ces grands hommes est accolée l'épithète dH Athénien; Archiloque seul est qualifié de Myrinéen. Et cependant

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