Finati, Mus. borb., V, tav
8. Bull, deirinst., 1884, p. 49-51. Cf. les vases à relief publiés par Cakl Robert, Homerische Bêcher (50° programme de Rerlinpour la fête de Winckelmann, 1890), et les tables iliaques, Kaibel, Inscr. gr. Sicil. et liai., n. 1284 et suiv. Les peintres de vases grecs pratiquaient depuis longtemps l'usage des légendes explicatives.
LE TRÉSOR D E BOSLOREALE.
on sait que Zenon, le fondateur de la secte des stoïciens était Chypriote1, que Monimos était né à Syracuse2 et qu'Archiloque avait vu le jour dans l'île de Paros3. Mais le lieu de la naissance a fait place au nom de la ville où l'activité de l'homme s'est développée, où il a été accueilli, où ses œuvres ont été applaudies, où sa doctrine a été le plus appréciée et où, sans doute, on lui a conféré le titre envié de citoyen. C'est ainsi que le sophiste Aristide, quoique né à Hadrianopolis en Bithynie, est appelé S my nié en dans l'inscription gravée sur la plinthe d'une de ses statues4. Zénon aurait, dit-on, refusé le titre de citoyen d'Athènes afin de ne pas faire injure à sa patrie '; pourtant il avait passé à Athènes la partie la plus longue et la plus remplie de son existence; il fut enterré dans le Céramique parmi les grands hommes d'Athènes et des honneurs extraordinaires furent rendus à sa mémoire. Insister sur les noms de ces hommes célèbres serait puéril. Cependant, il faut avouer que Moschion, à la fois philosophe platonicien et poète tragique, est peu connu de nos contemporains ; à peine quelques fragments de ses œuvres sont parvenus jusqu'à nous1' ; le Musée de Naples possède toutefois une statuette au-dessous de laquelle le nom de ce poète est gravé7, et ce fait prouve qu'il a juui d'une incontestable notoriété. On est aussi quelque peu étonné de voir la philosophie cynique représentée par Monimos, beaucoup moins célèbre que Diogène ou Cratès; il faut penser cependant que ce cynique avait conquis
1. Diogène de Laerte, De clarorum philosophorum vitis, VII, I; Plutarque, De pldcitis philosophorum, I, 3, 39.