‹ Le trésor de BoscorealeChapitre 122 sur 149 · Voir plus haut, p. 10S-100; pl. XXVI, 1 et · texte numérisé non relu

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MONUMENTS ET MÉMOIRES

argentea anaglypta » qu'un habitant de Rhegium léguait à cette ville avec d'autres objets précieux1. Le travail en est très soigné. Cette cuillère ne pouvait pas être employée pour puiser dans un cratère, mais elle est d'un maniement facile pour puiser dans une patère à manche ; elle se prête à merveille à une combinaison avec nos deux patères ornées de cannelures (n. 47-48) dont l'ornementation autorise d'ailleurs un rapprochement.

Les formes et les dimensions différentes de ces quatre cuillères prouvent qu'elles avaient des destinations spéciales.

Il reste à indiquer l'usage d'un ustensile en forme de petite cuvette, muni d'un manche vertical, plat, découpé et assez court (n. 55) J; c'est aussi une cuillère à puiser. Il existe de nombreux ustensiles analogues, en bronze ou en argent, souvent avec des manches plus allongés et terminés soit par des têtes de cygnes, soit par des tètes de chiens3. Les Romains donnaient le nom de simpulum à ce vase à puiser qui correspond au cyathos des Grecs. On conserve à la bibliothèque du Vatican un <c simpulum » en argent, très simple, recueilli dans les fouilles Pontines ordonnées par Pic VI ; il est presque semblable à celui de Boscoreale4. Dans l'argenterie de Hildesheim il y en a un avec une anse fort élégante, peut-être même un peu trop chargée d'ornements pour un récipient uni5. On en a trouvé dans les nécropoles de l'Étrurie et dans les tombeaux du Bosphore Gimmérien6, Un charmant exemplaire également en argent, mais à long inanche, appartenait autrefois à l'antiquaire R. Barone, à Naples7. Sur des mon-

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