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Au Louvre, dans la vitrine des bijoux égyptiens

5. Voir au Louvre la statue de bois d'une porteuse d'offrandes (XIIe dynastie); elle porte une tunique collante en plumes, qui épouse les formes du corps; cf. le relief peint de Boulaq, Perrot-Chipiez, Histoire de l'Art, I, fig. 38; ibjd., fig. 531.

6. E. Chassinat, Une statuette en bronze, de la reine Karomâma (XXIIe dynastie), dans Monuments et Mémoires, IV, p. 15-25, pl. III; G. Bénédite, Une statuette de reine de la dynastie bubastite au Musée du Louvre, avec pl., dans Gazette des Beaux-Arts, 3" pér., XV (1896), p. 477-485.

s'associait d'une façon si harmonieuse à la forme humaine a été appliqué à des objets inanimés; c'est alors que les orfèvres l'ont employé.

La cuillère à puiser [trulla) est le complément indispensable d une grande collection de vases à boire ; comme eux elle faisait partie de 1' (( argentum potorium » ; le jurisconsulte Scœvola la classe dans cette catégorie1. C'est un ustensile à long manche qui servait à prendre le vin dans le cratère pour le distribuer ensuite dans les coupes. On en compte quatre dans le trésor de Boscoreale; je ne crois pas qu'aucun autre ensemble d'argenterie antique en ait fourni un nombre aussi considérable et dans un aussi bel état de conservation.

Deux de ces cuillères forment paire (n. 53-54) 2. Les attaches des manches sont fines et découpées avec une netteté remarquable ; le récipient assez profond est uni, sans aucun ornement, mais il est muni d'un bec sur le côté, comme nos modernes cuillères à punch, détail qui en rend l'emploi certain pour le maniement des liquides. Les manches de ces deux cuillères sont disposés de telle sorte que l'une devait servir pour la main droite et l'autre pour la main gauche. Une inscription de Côme mentionne une paire de ces mêmes ustensiles en argent « trulla? argentea? duœ »3.

Une troisième cuillère (n. 52) 5 est apparentée aux deux premières par l'attache du manche, mais la forme du récipient est différente : il est rond et sans bec. Le manche est plus long: au lieu d'être découpé en gouvernail, il est facetté et terminé par une boule.

La plus belle et la plus originale de nos cuillères à puiser est sans contredit la cuillère à manche coudé (n. 51) dont j'ai expliqué déjà l'utilité pratique '. Le récipient est rond; il a l'apparence d'une petite coupe apode; son élégante décoration fait penser à la « trulla

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