‹ Le trésor de BoscorealeChapitre 131 sur 149 · Pl. XXIII · texte numérisé non relu

Pl. XXIII

MONUMENTS ET MÉMOIRES

comportaient pas de reliefs à figures, on conservait presque toujours les mêmes motifs en les agrandissant, en les diminuant, ou en variant leur disposition.

Nous possédons douze supports ronds de trois dimensions différentes1 et trois supports rectangulaires pareils2. Au-dessous de la table chargée d'argenterie que Sabeinos a représentée sur un des vases qui portent son nom3, on voit un petit support rond absolument semblable aux nôtres. Des similaires se trouvent également dans la salle de l'argenterie h Naples4. On pouvait utiliser ces petits supports de bien des façons : leurs plateaux sont plus ou moins creux, plus ou moins ornés ; leurs pieds, en forme de griffes de lion, se terminent, sur les plus grands, par des bustes d'Amours ailés. Sur d'autres objets en métal, soutenus par des pieds semblables, tels qu'un brasero d'un volume et d'un poids plus considérable, le buste d'enfant est remplacé par un buste de femme5. Un grand cratère, trouvé à Pompéi, encore beaucoup plus lourd, a les pieds terminés par une tête d'homme barbu6. Ainsi tout était proportionné et en harmonie; dans le choix des figures ornementales rien ne choquait le bon sens, comme il arrive quelquefois de nos jours.

On apportait souvent sur la table au commencement du repas, des œufs avec leur coquille7. Pour les manger il fallait un ustensile analogue à celui que nous nommons coquetier : nos petits supports rectangulaires le fournissent. Il suffisait de retourner le support; un œuf entrait facilement dans la cavité du pied. Il y a dans l'argenterie de

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