PfiTRONF, Salyricfm , A X XIII
Naples quatre supports-coquetiers semblables aux nôtres, mais dont les plateaux au lieu d'être rectangulaires sont en forme de losange1. 11 y a aussi quatre coquetiers simples, sans plateau2, dans lesquels j'ai introduit un œuf de poule : il s'y maintenait suffisamment des deux côtés, soit sur le petit, soit sur le gros bout. Pourquoi les plateaux de nos supports-coquetiers sont-ils si correctement décorés du côté qui était appliqué contre la table et qui restait par conséquent caché aux yeux de tous pendant que l'œuf reposait dans le coquetier? Sans doute parce que l'objet servait à deux fins et qu'on pouvait le retourner, lorsque l'œuf était mangé, pour en faire un support d'un autre genre. Le coquetier lui-même n'est pas autre chose qu'un support creux d'une forme spéciale.
Après les descriptions déjà données des formes à pâtisserie", des soucoupes, des plateaux ronds et de tous les autres ustensiles dont les images ont été d'ailleurs reproduites plus haut4, il est inutile de revenir sur cette vaisselle de second ordre. Une pièce vraiment digne d'être encore signalée est le grand plat rond (n. 50) s. Les oreilles de ce plat [lanx) sont remarquables par la présence de deux dauphins affrontés, et séparés par une belle coquille plate qu'ils soutiennent dans leur museau : les queues souples et flexibles des deux poissons se combinent avec les tètes de deux cygnes pour former la bordure. Les mêmes dauphins se retrouvent sur une autre oreille de plat, très finement décorée, qui faisait partie de la trouvaille d'argenterie du Saul-
1. Inv. du Musée de Naples, n. 1 1 f>3 i9 à 110352. Ces peliles Inities en losange sonl plates et minces, moins ornées que les nôtres ; elles sonl bordées, sur chaque côté, d'une baguette en relief; au centre apparaît une proéminence en forme de collier, correspondant exactement au pied du coquetier.
2. Inv. du Musée de Naples, n. 1 16332 à 110335. Ils sont plus larges que les autres avec un pied plus bas. En seul est à peu près intact; les trois autres ont été plus on moins brisés.
3. On conserve au Musée de Naples sous les n. 25552 et suivants de jolis moules à pâtisserie, en argent, godronnéset découpés.
4. Voir plus haut, pl. XXVIII, i et .'i; ainsi que les fig. 34 à 41.