I. Cf. Th. Schkeiber, Alex. Tor., \>. 68, lîg
92 MONUMENTS ET MÉMOIRES
Diam. du disque, 0"',167; diam. de l'emblema, 0U,,077. Long, du manche, 0m,L2.
Poids, 371 gr.
L'emblema porte des traces très apparentes de dorure; seul, le corps de Léda n'était pas doré.
Album Rothschild; Claudius Jacquet, p. 3(j2.
Phiale (phiala) ornée d'un buste de Bacchus. Planche XXIX.
Cette phiale a été trouvée à l'état de débris. Le fond solide antique avait disparu ; il ne restait plus que des fragments de la feuille d'argent assez mince sur laquelle a été poussé le relief. Ces fragments ont été disposés sur un fond solide moderne, chacun à la place qu'il devait occuper.
Un buste de Bacchus jeune, la tête tournée à gauche, décore le milieu. Le dieu est drapé; ses cheveux descendent en longues mèches sur les épaules ; sa tête est couronnée de pampres ; une peau de bête couvre la draperie sur l'épaule droite. Le buste est placé entre un canthare et un thyrse (à droite). La panse du canthare est basse et ornée de godrons; le col, haut et évasé, est décoré d'une guirlande gravée au pointillé.
Deux branches de myrte, courant entre deux moulures en cordelé, encadrent ce médaillon. Elles sont attachées au-dessous du buste et s'inclinent à droite et à gauche, en forme d'arceau, jusqu'au-dessus de la tète du dieu, occupant chacune la moitié du pourtour. Une patère cannelée les sépare en cet endroit, fixant en même temps le point de repère correspondant au nœud qui retient les tiges. Le fond de l'espace réservé au feuillage est régulièrement pointillé.
Sur son pourtour intérieur, la phiale présente quatorze cavités
ovales disposées circulairement ; elles ont à peu près la grandeur et la forme des cavités de nos cuillers à café. Au-dessus de chacune apparaît en relief une petite patère cannelée. Un faisceau^ de feuilles lancéolées, ayant l'aspect d'un gros bouton de fleur, sépare les cavités. Sur les bords, on reconnaît les restes d'une moulure dentelée très plate.
Tout ce relief a été exécuté sur la même feuille d'argent ; il n'y a aucune pièce de rapport; l'emblema est un trompe-l'œil. Travail médiocre et tout à fait différent de celui des autres vases du trésor.
Diam. de la phiale 0m,026; diam.de l'espace occupé par le buste, 0m,065.
Traces nombreuses de dorure. Le fond du médaillon et le visage de Bacchus étaient réservés; sur le pourtour de la phiale, les cavités et le fond plat étaient réservés.
Nota. — En mettant en place les débris de cette phiale, M. A. André a retrouvé en plus trois fragments, dont l'un avec deux cavités, et l'autre avec un bouton de fleur, (les fragments appartiennent sans aucun doute à une seconde phiale formant pendant avec le n. 23 [.
Vase à verser, forme d'un pot à crème, muni d'une anse.
Planche XXI, n. I et 2.
Il est court, trapu, à forte panse; l'anse est solidement conçue. Le goulot, analogue à celui des vases n. 3 et 4, comprend deux parties distinctes : l'une arrondie , du coté du manche, l'autre pointue et allongée, formant à proprement parler le bec du vase. La pause unie est ornée seulement d'une collerette ciselée.
Haut., <r,08; haut, avec l'anse, 0"',088.
Poids, 200 gr.
1. ("est le n. 102 dont les autres débris sont entrés au Louvre postérieurement.
MONUMENTS ET MÉMOIRES
Iînscr. Sous le pied (fig. 21), au centre des cercles concentriques, se trouve une indication pondérale qui, étant donné le poids actuel du n. 24, ne peut se rapporter qu'à une paire de vases1 :
Pfondojl uncias III, semunciam, scripula II, (= 425«r,435).
L'anse. Elle est un peu massive et ornée à sa partie
Fig. 21.
inférieure de rinceaux, d'une fleurette et de deux rosettes à sept globules2; en haut de la courbe, une feuille d'acanthe sort d'un cordon perlé3. Deux rosettes à sept globules ornent les volutes ; une fleurette à globules s'épanouit entre les deux volutes.
Petite coupe (cylix), à deux anses, montée sur un pied tourné.
Planche XXI, n. 3.
A. Deux rinceaux, minces et flexibles, sortant d'une touffe de feuilles découpées, se développent en forme de S; chaque rinceau est chargé de deux rosettes et d'une fleurette de forme allongée. Deux autres rinceaux, exactement semblables, mais posés en sens contraire, se combinent avec les premiers en se développant de la même manière. Des fleurettes allongées remplissent les vides ; deux globules accostent chacune des fleurettes centrales. Chaque moitié de la panse est donc ornée de huit rosettes symétriquement disposées.
B. La même décoration est répétée sur le coté opposé de la panse.
1. En effet le n. 96, entré au Louvre postérieurement, forme paire avec le n. 24. Ces deux vases pèsent ensemble actuellement 594 grammes.
2. Cette ornementation offre la plus grande analogie avec celle de la surface des pouciers sur les n. 15 et 16.
5. Du côté qui tient au goulot, les bras sont découpés suivant la fig. 75,1 de Schruiber, Alex. Toi'., p. 68.
Haut,, 0m,057; haut, avec les anses 0"\067. Diam., 0m,08. Poids, 158 gr.
Inscr. — Sous le pied (fig. 22) il y a un certain nombre de caractères tracés à la pointe d'une façon assez confuse. On distingue cependant
Maximae, puis sans doute un autre nom, Clan ?
précédé et suivi de plusieurs traits verticaux qui indiquent peut-être le nombre des coupes?
Les anses. En forme de petites crosses, dont la pointe est tournée vers la coupe, elles s'élèvent au-dessus de l'orifice et ne sont fixées au vase que par leur base aplatie et découpée.
Le pied est orné d'un perlé, d'une dentelure et d'une ligne de points en creux.
Album Rothschild.
Petite coupe (cylix), à deux anses, montée sur un pied tourné.
Semblable au n. 25 (pl. XXI, n. 3). Les différences dans les dimensions sont insignifiantes1.
Poids, 165 gr.
Inscr. — Sous le pied, on distingue nettement le nom de femme MflXIMflE tracé à la pointe, puis une indication pondérale, malheureusement en grande partie cachée par une altération du métal.
Album Rothschild.