‹ Le trésor de BoscorealeChapitre 38 sur 149 · Grafitto semblable à celui de la fig. 24, p · texte numérisé non relu

Grafitto semblable à celui de la fig. 24, p

t. Sur une oreille de vase provenant des environs de Bavay on retrouve aussi la combinaison des têtes de cygnes et des dauphins, mais avec une autre disposition, Thédenat et Hékon de Villefosse, Les Trésors de vaisselle d'argent trouvés en Gaule, p. il, fig. 5.

3. Môme motif sur une anse en bronze de Pompéi, Museo Borbonico,\ , pl. xliii.

A. — Du côté concave, il est orné d'un ombilic central à peine sensible, bordé d'un cercle.

B. — Le côté convexe est décoré d'une manière géométrique. Une rosace à huit pétales occupe l'espace central autour duquel se coupent symétriquement quatre cercles en perlé. A l'exception des quatre points les plus rapprochés de la rosace centrale, tous les autres points de croisement sont ornés d'une rosace surmontée de palmettes grandes ou petites, alternées, et dont la diminution correspond à celle du compartiment où elles ont été placées ; deux rosettes remplissent les vides de chacun des grands compartiments obtenus par le croisement des cercles en perlé. Relief uniforme et discret.

Diam. de la cuillère, 0lu,068. Long, du manche, 0m,2b' ; long, du manche depuis le coude jusqu'à son extrémité, 0m,19. Poids, 110 gr.

Le manche. Il est plat et découpé à son extrémité en forme de gouvernail. Sur le côté correspondant à la concavité du récipient, il est bordé d'un filet; la portion en faucille qui tient au godet porte une décoration au trait et au pointillé (feuille de lierre, demi-feuille d'acanthe, rosette, etc.). Le côté correspondant à la convexité du récipient est entièrement uni.

La forme de cet ustensile est particulièrement pratique pour puiser dans une patère. La partie coudée procure à celui qui manie la cuillère l'avantage de pouvoir faire pénétrer le récipient jusqu'au fond de la patère sans être obligé de tourner le manche. On peut aussi poser l'ustensile, sans crainte de le voir vaciller ou tomber, sur le bord de la patère où il se trouve arrêté par le cran du coude : en même temps le liquide resté dans le godet s'égoutte aisément.

Lorsqu'on ne se servait pas de l'ustensile, on le posait à plat sur la partie concave. Ainsi s'explique l'ornementation très soignée dont le côté convexe a été revêtu.

Album Rothschild.

MONUMENTS ET MÉMOIRES

Cuillère à puiser (trulla), avec long manche à facettes.

Planche XXVII, n. 3.

Le récipient a l'apparence d'une godet profond. A - Au centre de la partie concave, il est orné d'un petit ombilic bordé d'un cercle.

B — Le côté convexe est décoré de trois cercles concentriques. Diam. de la cuillère, 0m,073. Long, du manche, 0m,32. Poids, 103 gr.

Le manche. 11 est facetté et terminé par une boule. Du côté qui touche au récipient, il est séparé de la pièce d'attache par une sorte de coussinet. Cette pièce d'attache, de forme plate, très mince, et finement découpée, dérive du motif qui a été signalé dans les anses des vases décrits plus haut 1 : un petit plateau plus ou moins étranglé, accompagné de deux volutes sous lesquelles s'avancent deux tètes d'oiseau tenant à l'orifice du vase 2. Ici, les têtes d'oiseau ont perdu leur forme primitive, les volutes sont découpées très délicatement en crosse et contre-crosse. Le manche a l'apparence d'une colonne effilée surmontée d'un maigre chapiteau.

Cuillères à puiser (trullaè) formant paire, avec goulot et long manche.

Planche XXVII, n. i et 2.

Les récipients ont la forme de petites patères munies d'un large goulot pour verser le liquide; leur surface est unie.

1. Cf. les anses des n. 5-6, î) 10, 17-18. l!)-20 et le manche du miroir n. 22, p. 91.

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