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.3. Ces quatre bas-reliefs oui été réunis, deux à deux, sous le litre Bas-rcliel's d'un arc de triomphe de Marc-Aurèle », dans Brunn-Bruckmann, Denkmâler griech. und rôm. Sculptur, pl. 268-269.
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ment que possible; j'ai cherché à n'omettre aucun détail. J'espère avoir réussi dans cette partie de ma tâche. Malgré toute la bonne grâce du possesseur il ne sera pas aussi facile de les voir et de les étudier que s'ils étaient exposés dans un musée public : on me pardonnera donc d'en avoir publié des descriptions très minutieuses. Les savants qui vivent au milieu des grands édifices élevés à la gloire des empereurs, ceux qui ont fait une étude attentive et particulière des compositions sculptées qui les décorent, ceux qui en connaissent à fond les motifs et les détails auront, je n'en doute pas, beaucoup d'observations à ajouter aux miennes sur un sujet qui leur est familier et dont ils sont maîtres. Si mes idées ne sont pas entièrement approuvées par eux, si mes appréciations sont discutées, il me restera, du moins, la satisfaction d'avoir provoqué leurs remarques et leurs recherches en faisant connaître des vases aussi précieux et d'un intérêt aussi indiscutable.
INTÉGRITÉ DU TRÉSOR DE BOSCOREALE', LES PLUS CÉLÈBRES TRÉSORS DE VAISSELLE
d'argent; principales découvertes d'argenterie faites a pompéi; VASES
QUI NE FONT PAS PARTIE DE L'ARGENTERIE DE TABLE; PHIALES D ' ORNEMENT; PHIALE ORNÉE DU BUSTE DE l' AFRIQUE, FIGURE PAN THÉ E AYANT SERVI d'aMU- LETTE; PHIALES AVEC PORTRAITS DE FAMILLE", PHIALES AVEC IMAGES DE DIVINITÉS; INSTRUMENTS DE TOILETTE FÉMININE-, RARETÉ DES MIROIRS ROMAINS EN ARGENT; MIROIRS d' ARGENT A MAIN DE POMPÉI ; MIROIRS D'ARGENT A MAIN DE BOSCOREALE; MIROIR DE LÉDA; MIROIR û'aRIANE AVEC SIGNATURE DU CISELEUR.
Dans presque toutes les grandes trouvailles d'argenterie connues il y a eu des objets détournés. Par méfiance les uns des autres, les inventeurs se partagent ordinairement les trésors ou, quand ils sont d'accord, ils les divisent afin d'arriver à les vendre plus cher ou plus facilement1. Les pièces d'art formant pendants, qui pourtant ne sont jamais absolument semblables, prennent des directions différentes; les ustensiles les plus simples, considérés comme nuisibles à la réalisation des pièces les plus élégamment ornées, sont promptemeut dispersés à droite et à gauche2. Inutile de parler des trouvailles d'argenterie envoyées au creuset3, sur lesquelles on ue peut être renseigné que
1. C'est ce qui s'est passé pour le trésor trouvé à Lampsaque eu 18i6, Revue archéologique, IV, i (1847), p. 236-237. Les pièces ont été dispersées entre Londres, Paris, Constantinople et Smyrne. Voir la patère publiée par Sorlin-Dorigny, Gazette archéologique, M, 1877, p. 120, pl. 19; cf. p. 215, et la note de S. Rixw.n, ibid., 1883, p. 253, note 2; Michon, Bulletin des Antiquaires de France, 1894, p. 222 el suiv., a donné de la trouvaille de Lampsaque une bibliographie instructive.
2. Un trésor, découvert il y a quelques années, en Arménie, a été ainsi divisé. Les deux anses du même vase, représentant un bouquetin ailé, sont aujourd'hui, l'une au Musée de Rerlin, l'autre au Louvre; neuf pièces provenant probablement du même ensemble ont été acquises vers 1895 par le Musée britannique. Les marchands ne se sont môme pas mis d'accord sur le point où cette argenterie aurait été découverte ; cf. Fi ktwaogler, Jukrbuch des arch. lits t., 1802, Anzeiger, p. 115; Frôhner, la Collet/"// Tyszkiewicz, pl. III; Catalogue Tyszkiewicz, n. 230, pl. XXV.
3. Tel a été le sort d'un grand trésor d'argenterie de table découvert en 1810 aux environs de Cività-Castellana, sur l'emplacement de l'antique Faléries : les paysans se
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par d'anciens dessins ou par des descriptions plus ou moins exactes'.
Contrairement à ce qui a lieu d'ordinaire, le trésor de Boscoreale est arrivé en France dans son intégrité. Une seule pièce, trouvée quelques jours avant les autres, une tête de femme détachée de la phiale au fond de laquelle elle était fixée, en a été distraite". Un tel ensemble d'argenterie antique composé de cent neuf pièces admirablement conservées, et dont une quarantaine au moins offrent un intérêt d'art exceptionnel, se rencontre pour la première fois. Aucune trouvaille connue ne comprend un nombre de pièces aussi considérable. On ne peut le comparer, au point de vue de la variété et de l'intérêt des vases, qu'aux célèbres trésors de Bernay et de Hildesheim, conservés à la Bibliothèque nationale de Paris et au Musée royal de Berlin.
Le premier, appelé aussi de Berthouville mais qui, en réalité, a été découvert au hameau du Villeret en 1830, renferme soixanteneuf pièces d'argenterie sacrée dont la plupart sont d'un prix inestimable, pieuses offrandes déposées dans le temple de Canetonnum par les fidèles qui venaient y invoquer la protection de Mercure3. Comme
partagèrent la trouvaille qui fut aussitôt fondue ou dispersée. Un vase a été publié par Alessandro Visconti, Dissertazione su di una nuova argenteria dans Atti dell' Accademia romana d'archeologia, I, 2, p. 303-315, avec deux planches. Le Musée impérial de Vienne conserve une pièce de ce trésor qui a échappé à la fonte, Sacken-Kenner, Die Sammlungen d './.'. /.\ Mùnz und Antik. Cabine/es, p. 335, n. 43.
1. Les trésors de Wettingen, de Trêves, de Limoges, de Beaumesnil ne sont connus que de cette façon insuffisante; cf. H. Thédenat et A. Héron de Villefosse, les Trésors de vaisselle d'argent trouvés en Gaule, p. 33 et suiv.