‹ Le trésor de BoscorealeChapitre 73 sur 149 · Corp. insrr. la/.. XIV, n · texte numérisé non relu

Corp. insrr. la/.. XIV, n

ISO

MONUMENTS ET MÉMOIRES

parties distinctes et pesées à part, la phiala proprement dite et Vemblema :

Noreiae Aug(uSt'ae) s(acrum). Q. Fabivs Modestus, domo Roma,

d(ono) d(at) \

Ainsi l'image de Noreia était en or ou dorée ; le fond sur lequel elle se détachait était en argent. On voit que l'œuvre d'art décrite dans l'inscription votive de Rlagenfurth ressemblait beaucoup à la phiale de l'Afrique dont toute la figure centrale était aussi dorée, à l'exception des chairs réservées sur l'argent : c'est ce que dans les textes on appelle aura inluminare , condecorare ou recolere.

La couronne gravée sur le fond même de la phiale et qui entoure le buste de l'Afrique forme un encadrement léger dans lequel des branchettes de feuillages sont réunies par de petits rubans d'étoffe. Sur une patère provenant de Pompéi, autour d'un masque de Satyre barbu, on remarque une couronne conçue dans le même esprit, mais moins délicate . La combinaison du feuillage avec des bandelettes ou nœuds d'étoffe est souvent employée au commencement de l'Empire, dans la décoration courante, par les peintres 3 et par les sculpteurs 4, mais toujours d'une manière discrète. Deux monuments d'argent, le vase retiré des tranchées d'Alise-Sainte-Reine 5 et l'une des pièces du trésor de Hildesheim6, offrent cette harmonieuse combinaison.

Pas plus que les phiales ornées de reliefs, les miroirs ne faisaient

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