‹ Le trésor de BoscorealeChapitre 72 sur 149 · Pline, H. N., XXXV, 3 et · texte numérisé non relu

Pline, H. N., XXXV, 3 et

5. Th. Mommsen, Res gest.v, 2e édit., XXXIV, p. 153 et suiv. Cf. Corp. inscr. latin. VI, n. 87G et 912.

li. Corp. inscr. la lin.. XIV, n. 2794 ; ibid. . n. 72 « clupeum argenteum cum imagine aurea ».

On adopta la même mode, pour les divinités. Dans l'argenterie familiale ou dans les trésors de temples parvenus jusqu'à nous on en trouve des exemples. La phiale de l'Afrique, la merveilleuse coupe du trésor de Hildesheim avec la figure de Minerve assise, les phiales d'Hercule enfant, de Cybèle et Atys du même trésor, celles de Vénus et Mercure du trésor du Villeret, sans parler des autres, en sont la preuve. Il existe, en outre, dans les musées beaucoup de ces images divines détachées des coupes sur lesquelles elles avaient été originairement appliquées. Parmi les plus belles il faut rappeler les deux emblemata en argent du Musée de Naples1, remontés aujourd'hui sur des fonds en bronze, qui représentent Apollon 2 et Diane '. De même dimension et de même travail que le buste de l'Afrique, ils servaient d'ornements à des phiales semblables à celle de Boscoreale.

Une inscription de Nemi contenant l'inventaire d'un trésor de temple mentionne quatre images d'argent, évidemment des images de divinités4. Une autre inscription, trouvée en 1840 dans le Norique et conservée au musée de Klagenfurth, fournit des indications plus intéressantes encore, qu'il faut rapprocher de celles fournies par l'inscription tracée sous la phiale de l'Afrique. Les deux textes donnent, en effet, ces coupes basses en forme de cuvettes le nom de phiala; tous deux nous apprennent que les phiales à reliefs étaient composées de deux

1. Invent, du Musée dé Naples, n. 25492 et 25493; Photogr., Sommer, n. I l 168.

2. La tête d'Apollon, garnie de boucles frisées au fer, présente la plus frappante analogie avec le prétendu buste de Rérénice en bronze trouvé à Herculanum, Comparetti et de Petra, La villa Ercolanese, tav. fi; Arndt-Brunn-Bruckmann, Portraits grecs et romains, n. 99-100 ; Collignon, Hist. de la sculpt. grecque, II, fig. 228. Je suis convaincu que la tète de Naples est une tète d'Apollon et non une tête de femme. Le rapprochement avec l'emblema en argent du même musée le démontre clairement. Une tête d'Apollon, en bronze du même type, provenant du cabinet de Séguier et conservée au Musée de Nîmes, portait des boucles frisées semblables, qui étaient mobiles et qui ont disparu. - Au sujet de cette dernière tête de Nîmes, voir .I.-F.-A. Perrot, Lettres sur Nîmes et le Midi, I, p. 273 et pl. s. n., tète de faune (26 bis) ; Ch. Lentéric, La Vénus de Nîmes, p. 12; Arndt-Bru.nn-Brlckmann, op. cit., n. 494-496.

3. La figure de Diane est très abîmée; on peut la rapprocher utilement d'un emblema en bronze du même musée, Invent., n. 72854.

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