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l'anse du vase de Pompéi n'est peut-être pas semblable de tous points à celle des pots à crème de Boscoreale, mais elle est identique à l'endroit où l'anse s'élargit et s'épanouit sur la panse : ce sont les mêmes rinceaux, les mêmes globules qui dénotent une origine commune de fabrication1. Le Musée de Naples possède un second vase d'argent de même forme et
de même grandeur 2, aussi à goulot rond ; son ornementation se trouve en partie cachée par les cendres agglomérées sur la panse.
Les vases à boire sont beaucoup plus nombreux que les vases à verser. On en compte dix- sept formant huit paires ; un seul vase reste isolé. Trois paires affectent la forme d'une écuelle [scyphus) avec des anses basses en forme d'anneaux ; quatre ont une forme ovoïde [eantharus), tantôt avec des anses en forme d'anneaux qui ne dépassent pas l'orifice du vase, tantôt avec des anses surélevées qui ont l'apparence de grandes oreilles ; la dernière
paire et le vase sans pendant ressemblent F<c ».
à nos timbales d'argent modernes (modïolus), avec une ouverture plus
ou moins évasée.
Les reliefs qui décorent la première paire des scyphi (n. l\ e1 6)3 se rapportent au cycle bachique. Les poètes grecs des bas temps aimaient à introduire l'essaim des Amours folâtres et insouciants dans
1. Sur la planche XXI, n. 2, on peut examiner cette ornementation dans tous ses détails.