XX PREFACE
partie composer le trésor à Tentrée du quatorzième siècle; d'autres présents, et non des moins magnifiques, nous ont certainement échappé. En même temps que leurs donations et fondations écrites ', saint Louis et sa mère Blanche de Castille, en venant à Chartres, ont dû faire des offrandes artistiques, et nous serions fort tenté de croire que le petit reliquaire aux armes de Castille* pourrait bien avoir été laissé par eux, au moment d'un pèlerinage, ainsi que l'épine de la couronne du Christ que nous trouvons dans l'inventaire de 1 3 23 ; peut-être même cette dernière fut-elle donnée à l'évêque Pierre de Mincy, en remercîment des lettres d'indulgences que ce prélat venait d'accorder à ceux qui vénéreraient la sainte épine offerte par saint Louis au couvent de Bourg-Moyen, dépendant du diocèse de Chartres ^
N'abandonnons pas le treizième siècle sans signaler une pièce qui, bien qu'à ce moment n'appartenant pas à la cathédrale, occupe aujourd'hui dans ce qui reste du trésor une place tellement importante qu'il faut se garder de la laisser de côté. Ce tabernacle imposant, d'émail champlevé, qui figurait à l'Exposition rétrospective de 1867 sous le n*" 2o3o, attirait non-seulement par sa taille l'attention de tous les connaisseurs, mais le fini de son travail, le soin ap-
> Fondation de l'autel des Anges et des Vierges, faite à Chartres en 1 259. (Cat'tulaire de Noire-Dame, t. II, p. 169.) «V.p. 4.
3 Comte Riant, Exuviœ sacrœ ConstantinopoUtakœ, t. II, p. 160.