‹ Le tresor de Chartres: 1310-1793Chapitre 13 sur 70 · PREFACE. XXI · texte numérisé non relu

PREFACE. XXI

porté aux moindres détails d'exécution le firent considérer comme un monument hors ligne de notre ancien art religieux.

Nous n affirmons rien, nous nous bornons à rapporter ici ce que les anciens nous ont dit : ce tabernacle serait entré au commencement du siècle dans le trésor de la cathédrale. Un orfèvre de Chartres, Garnier-Soyer, l'aurait acheté après le pillage de l'église de Saint-Aignan, et, de chez lui, il aurait passé dans les biens de la cathédrale. C'est en vain cependant que nous avons parcouru tous les comptes de la fabrique depuis 1802 jusqu'en i83i, nous n'avons trouvé qu'une châsse et une croix achetées par M. de Saint- Affrique 161 fr. 5o, le 7 avril 1806, et une note payée en 1828 à Garnier- Soyer, orfèvre, pour réparation aux châsses. Nous ne pouvons supposer qu'une pièce de cette importance ait pu être acquise à si bas prix; on nous a parlé en effet d'un chiffre de 600 francs pour cet achat : il est probable qu'elle aura fait l'objet de quelque donation particulière, mais il est absolument certain qu'elle n'appartient à la cathédrale que depuis quatre-vingts ans environ. S'il en était ainsi, nous nous trouverions donner le dessin de la châsse que Pierre de Mincy, évêque de Chartres ^ fit faire en 1271 pour renfermer les reliques de saint

* Et ideo, ossibus illis in aliud feretrum iranslatis, dictus episcopus (Pierre de Mincy), secundum festum translacionis sancti Aniani ceiebrandum instituit. {Cartulaire de Notre-Dame j t. I, p. 24.)

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