‹ Le tresor de Chartres: 1310-1793Chapitre 18 sur 70 · XXVIII PREFACE · texte numérisé non relu

XXVIII PREFACE

léguant dix marcs d'argent^ jusqu'au dix-huitième siècle j les ouvriers y travaillent, mais ils sont toujours arrêtés comme en 1 53 1 , où on leur redemande l'argent qu'on leur avait donné*. Depuis i52i, les deux orfèvres Siguerre et Levasseur * doivent cependant avoir terminé le travail qui leur a été demandé. Ici Janvier de Flainville et Brillon' sont tout à fait en désaccord.

Tandis que le premier donne la date de i523 comme celle à laquelle l'argent redemandé aurait été employé aux nécessités du royaume *, Brillon, comme nous venons de le voir, indique celle de i53i % d'après les registres capitulaires cependant. Bien que, la plupart du temps, il ne puisse y avoir entre les deux écrivains aucun moment d'hésitation, nous devrions peut-être adopter ici Tavis de Janvier de Flainville. Si nous supposons, en effet, l'argent réclamé aux ouvriers en i53i seulement, c'est que les orfèvres n'ont pas terminé leur travail; il y a cependant dix années qu'ils l'ont commencé : il est peu présumable qu'ils l'aient gardé si longtemps ; d'un autre côté, s'ils l'ont livré, ce serait alors l'argent de simples réparations, appoint peu considérable dans

• Brillonana. Ms. 1016, p. 325. Bibl. de la ville de Chartres.

« V. p. 86; Archives d'Eure-et-Loir, G 186 et G 191, et la note 2, p. II.

^ Auteurs de deux manuscrits qui se trouvent à la Bibliothèque de Chartres : nous faisons plus loin l'étude de leur valeur respective,

p. XLVI.

* Bibl. de la ville de Chartres, Ms. loii, p. 129.

*Ms. 1016. (Reliq.) lo juillet i53i. i«' juillet 1 532. Bibl. dé la ville de Chartres, p. 325 r".

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