‹ Le tresor de Chartres: 1310-1793Chapitre 30 sur 70 · LA CHASSE DE LA SAINTE CHEMISE · texte numérisé non relu

LA CHASSE DE LA SAINTE CHEMISE

H'aprtt une ancienne gravare du MusAe de Clurlre)

cercles de différents émaux au milieu desquels sont deux saphirs enchatonnés d'or sur un fond d'émail rouge orné de filets d'or en manière de rose. Le bord de ces pièces est enrichy de perles fines séparées par des anneaux d'or ou vragez ' .

Une autre grande placque ronde de quatre pouces, environnée de 5 différentes pierres précieuses. Dans le milieu est un Christ assis sur un arc-en-ciel, ayant les pieds sur un globe et accompagné de deux anges portant les instruments de la Passion : le tout émaillé de rouge, de vert et de bleu.

Une agate ovale de un pouce et demy de haut, enchâssée d'or émaillé, sur laquelle est taillé une Vierge tenant son fils entre ses bras * ; proche de cette agate est un petit reliquaire d'or garny d'émeraudes et de diamants.

Une chemise de Chartres d'or émaillé, ayant sur un costé une Notre Dame de Pitié en relief au pied de la croix, et sur l'autre une Vierge dedans une niche. M. Claude Robert chanoine et sous doyen de l'église en a fait présent.

Un saint François d'or émaillé, enrichy de six diamants semez sur sa robbe. Il a esté donné par M. Maillier, seigneur du Houssay et intendant des finances de France.

Un ouvrage rond plat de filigrane émaillé en compartiments d'arcs de cercles au milieu desquels est un camayeux gravé. Cet ouvrage est orné de 1 5 chattons disposez par trochets de trois remplys de différentes pierres précieuses.

Un autre ouvrage de pareille composition. Les chat-

1 2 pouces et demy de grandeur. (/.)

'Pièces justificatives, Inventaire de Brillon, 1726, n» 10, p. 118. Aujourd'hui au Musée du Louvre, coll. Sauvageot.

tons sont accompagnez de calottes de dez pointez : et au milieu est aussi un compartiment d'or meslé d'esmaux verts, blancs et rouges environnant une pierre précieuse.

Une croix de chevallier de saint Michel.

Une croix d'or de deux pouces ouvrante émaillée de noir avec des trophées de la Passion dessus.

Une agate de deux pouces aussi de haut ou environ, garnye d'un cordon remply de fueilles de vermeil doré; elle est gravée des deux costez. Sur Tun il y a un crucifix accompagné de la Vierge et de saint Jean, et sur l'autre est un saint François à genoux devant un séraphin. M. Rigoulet, chanoine, le présenta en 1680; elle lui avait été envoyée par la Rév. Mère Jeanne Thérèse de Mouchy sa niepce, religieuse carmélite de la rue Chapon à Paris, pour être mise à la sainte châsse.

Un reliquaire en forme de navette de filigrane enrichy de petits rubis, dans lequel il y a des cheveux de la Magdelaine : il est attaché à main droite sur l'arrête de la châsse.

Une croix plate d'or émaillé. Il y a sur un des costez : S. Jidiane, orapt^o nobisy, et de l'autre : S, Cœcilia, ora pro nobis. C'est le prix de musique de saint Julien du Mans de 1634 que M. Joliet, maître de musique de Chartres, remporta et qu'il donna ensuite.

Une boëte d'or suspendue de trois chesnettes.

Une croix faite de dix diamants enchâssés en or et émaillée de noir par derrière, donnée par madame la duchesse de Senecé, gouvernante de Louis XIV.

Un agnus d'or environné d'un cordon plat aussi d'or tortillé. D'un costé Ton voit en mignature J.-C. ressuscitant et de l'autre un agneau tenant une banderoUe au-

dessous duquel il y a 1584. Mademoiselle Barbe TuUoue fille de M. le controlleur Tulloue en fist présent en 1 68 1 ' .

Le 18 aoust 1694 M. de Mauprivé chanoine a donné deux cachets. L'un d'or gravé d'un Amour au-dessus d'un autel où il y a du feu, et pour légende : Je ne puis brûler sans me taire, a cousté 90 liv. de gravure. L'autre d'argent, où il y a une cornaline gravée d'un Mercure'. Plus une bague d'or avec une teste de mort; plus une couronne ou petit chapelet de la Passion composé de deux pieds, 2 mains, un cœur et d'un clou, le tout d'yvoire et les grains sont de gays noir.

L'on voit au pied de la grande croix de pierreries un gros rubis en table quarrée, enchâssé d'or émaillé de blanc. On dit que Philippe le Bel en a fait présent*. Au costé droit et proche de ce rubis est une bague d'or ayant un chatton d'un diamant en cœur taillé en brillant, tenu par deux mains sur le poignet desquelles il y a chacun un diamant taillé de mesme, donnée par madame la duchesse milord (sic) de Berwick d'Angleterre qui est venue dans Chartres en dévotion pour maladie, le i" septembre 1697. Elle a donné aussi un jong qu'elle a souhaité être mis au doigt du petit Jésus de la Vierge de sous terre.

Immédiatement au-dessous est un petit ouvrage d'or représentant en relief une descente de Joseph dans la cisterne de Dothain par ses frères. Il est d'un travail extrê-

* Le 5 juillet 1694 elle donna aussi une figure de vermeil doré en demy bosse d'environ 2 pouces de haut représentant sainte Anne instruisant la Vierge. Le derrière de la figure s'ouvre en manière de reliquaire. (/.)

* Cabinet des médailles : Biblioth. nationale, n» 1599. — Invent, de 1793, n® 14, p. 121.

* Nous allons bientôt retrouver la visite de Philippe le Bel qui vient après la bataille de Mons en Puelle apporter à Notre-Dame de Chartres ses armes qu'il donnera en ex-voto, p. 78.

mement iSny. Mesdames Piguères bourgeoises de Chartres le donnèrent en 1675.

Au-dessous de cet ouvrage et un peu plus bas que la ceinture d'Anne de Bretagne, il se voit attaché sur le branquart de la sainte châsse un crucifix de vermeil doré de 4 pouces de haut. Il a esté donné en 1680 par madame de Cochefilet Vaucelas abbesse de Caen : c'estoit la croix qu'elle portait en qualité d'abbesse bénite.

L'on voit encore sur ce mesme panneau de Fa sainte châsse, principalement du costé de main gauche, les pièces suivantes :

Une placque ronde d'or environnée de huit gros chattons d'agates, de turquoises, rubis, et autres pierres, au milieu desquels est un Christ en croix accompagné de la Vierge et de saint Jean. Sur cette placque est attachée une gloire représentant en relief la Sainte Vierge alaictant son fils, environnée d'anges dont deux la couronnent; et autour est un cercle dans lequel se lisent les mots suivants dont les lettres sont vuidées à jour : O gloriosa Domina, excelsa supra sidéra. Le tout émaillé de blanc '.

Une grande chemise d'or émaillée. Sur l'un des costez il y a une Vierge et sur l'autre un crucifix; elle a esté donnée par M. Estienne Robert, chanoine de l'église'.

Une agathe ovale de près de deux pouces de haut représentant une Diane à la chasse tenant d'une main un lévrier

' Une bague d*or ayant un diamant en table présentée avec deux autres diamants plus petits le mercredy 21 octobre 1705. (/.)

* Le 3 octobre 1706 M. Gobinet, chantre, présenta à la chambre une chemisette d'or émaillée, ayant sur le costé qui s'ouvre un Christ en croix de relief émaillé, accompagné d'une échelle, d'une lance et de trois clous, épargnez sur un fond d'émail violet : et de l'autre costé est une Vierge tenant son fils sur ses genoux, le tout émaillé et de relief sur un fond d'or. Cette Vierge est dans une niche composée de deux pilastres de relief

en lesse et de Tautre un arc ; elle est dans un quadre d'or cizelé et accompagné d'une mouleure en plate bande d'émail blanc. Il y a un peu au-dessus de cette agate une teste de mort de crystal; l'une et l'autre ont esté donnez par M. l'abbé Olivier, chanoine de Chartres et prieur de Saint-Lezin, le i3 aoust 1681 '.

Une croix d'or de Malte ayant quatre fleurs de 1}^ dans les angles, donnée par le Père Jean-Baptiste Thissaut , capucin, gentilhomme de Bourgogne, qui après avoir esté chevalier de l'ordre se iSst religieux de Saint- François.

Un nom de Jésus d'or émaillé dont la croix est composée de deuxrubis, deux émeraudeset d'un diamant posé dans la croisée. Elle est arborée sur un rubis taillé en cœur, le tout environné d'un chapeau d'espines émaillé de vert, au haut duquel est une couronne impériale chargée de fleurs de lys, et au bas est une grosse perle pendante donnée par madame Catherine du Perche, veuve de M. Chandeliier, conseiller au présidial de Chartres.

Un reliquaire ovale d'or ouvrant et fermant dont les couvercles sont percez à jour, ayant sur le milieu une forme de rubis en émail; au bas de ce reliquaire est une perle.

émaillez de bleu soutenant un chapiteau en forme d'arc émaillé de violet, et au bas de cette chemise est une perle fine pendante. Il n*y a point de reliques dedans, elle a de hauteur un pouce et demy en tout. Elle a esté donnée par mademoiselle Tennerie, sœur de feu M. Tennerie, curé de Saint- Hilaire, pour estre mise sur la sainte châsse. (Registres capitulaires.) (/.) * Le 23 feb. 1696^ le sieur abbé Olivier donna encore un grand rubis balais ovale orné d*une bordure d'or émaiilée, le derrière du rubis est taillé, et sur le devant il y a un saint Jérôme d'or émaillé à genoux dans un désert, devant un crucifix, se frappant la poitrine avec un caillou, et près de luy est un lion. Cet ouvrage est à peu près de mesme grandeur que celuy de sa Diane. Il a esté mis sur le mesme costé à main droite de la croix pour faire symétrie à la Diane, et il lui a cousté 60 livres. Du mercredy 17 avril i652. In capitula. Le doyen présente une croix d'or contenant des ossements bien avérés de saint Savinien et saint Potentien. Madame d^Escures prie qu'elle soit attachée à la sainte châsse. (Registres capitulaires) (/. )

Un agnus de crystal moulé, pendu par trois chesnettes d'or et enrichy d'ornements de filigranes, aussi d'or émaillé, dans lequel d'un costé l'on voit en mignature un Jésus, et de l'autre un agneau tenant une croix garnye d'une banderolle rouge : donné par M. Métivier, chanoine et sous-chantre de l'église '.

Une platine d'or accompagnée de filigrane et enrichie de pierres et de perles meslées de calottes et de dez pointés. Dans le milieu est représenté à la mosaïque, une Vierge tenant son fils, et aux deux costez sont un Ji et un 0^. L'â^ est renversée (^. Cette figure est environnée d'un cercle d'émail de différentes couleurs avec simétrie.

Une chesne d'or.

Un chaplet d'ambre gris.

Un chaplet de grains de musc et pater noster d'or garny d'une petite croix d'or.

Sur le toit ou couverture de la sainte châsse, du costé de l'entrée du trésor, il y a tout au haut trois gros saphirs en cabochon non taillez. Celui du milieu est dans un cercle plat de vermeil doré, on dit qu'il vient du Roy Robert. Des deux autres l'un est en cœur environné de seize grosses perles et l'autre est moins chargé en couleur, mais plus éclatant et environné de 14 perles de mesme, toutes séparées par des anneaux d'or *..

Ces trois saphirs' sont au milieu de deux autres sur une mesme ligne, dans des chattons fort larges semés de quantité de rubis *.

* Signalé dans l'inventaire de 1549. — Pièces justificatives, p. m.

* 11 y a au moins 400 ans que ces pierres sont sur la châsse, comme il parroist par un ancien inventaire de i353. (/.) V. Préface, p. xxix.

^ Il y a au moins 400 ans. (/.)

* Au-dessous de ces saphirs il y a un fil de perles pendant sur le haut

Une grande gironde d'or au milieu de laquelle est un saphir environné d'une couronne composée de six chattons de rubis et turquoises, et entre chacun il y a deux autres petits chattons remplis de différentes pierres. Cette couronne est comme soustenue sur la teste de quatre aigles couchées de plat, ayant les ailes, la teste et la queue émaillées de blanc, de rouge et de bleu; entre ces aigles il y a quatre doublets mis en or *.

Une autre grande gironde de 4 à 5 pouces ayant pareillement quatre aigles d'or, mais à deux testes, soustenant un socle d'or carré percé en petits portiques à jour, sur lequel est une grosse turquoise et sur les 4 coins du socle sont quatre belles perles '.

Deux aigles plates d'or ayant les aisles ouvertes. Les plumes du corps sont émaillées de rouge et le haut des

de la grande croix de pierreries en forme de feston, contenant 78 perles baroques du poids de demy once enfilées sur un fil d'argent, estimé 20olivres, donné par mademoiselle Léonor le Maire le 17 septembre 1696. Le 22 aoust 1704 ladite demoiselle le Maire donna une croix de 10 diamants fort brillants, enchâssez d'or, d'un pouce de haut, le derrière de croix est émaillé de blanc : le diamant du milieu de la croix et celuy d'en bas sont plus gros que les autres; cette croix a cousté 5o escus. (/.)

* Idem, plus de 406 ans. (/.) V. p. io5.

* Le I 5 avril 1701 fut présenté au chapitre de la part de M. de Cisternay, chanoine, deux bagues d'or, l'une d'un ouvrage très-beau, mais antique, portant dans son chaton une émeraude, l'autre d'ouvrage ordinaire ayant dans son chaton une émeraude doublet accompagnée de deux petits diamants tins. Plus une médaille de cuivre de 4 pouces de diamètre environ représentant Marie de Médicis, Reine de France. Cette médaille est de cuivre doré dans un cadre rond noir chargé de différents chatons d'argent, de pierreries, et au bas pend une petite boëte d'argent dans laquelle sont les bust du Roy Henry 4 et de Marie de Médicis en agathe. Cette boëte a esté donnée par C. Est. (Estienne) chan. et un des commis à l'œuvre.

Le samedy 14 décembre 1669, M. Pierre Poulain p*""», marg"", clerc et sacristain de Souterre, apporte une boëte d'or ciselée dans laquelle est d'un costé un portrait de N.-Seig'" tiré sur l'original fait par saint Luc qui est à Rome, et de l'autre un agnus donné par madame de Flaucourt.

Le 28 novembre 1699, ^' ^^ Beau, pénitencier et chanoine de Chartres, présenta au chapitre une agathe ovale de la grandeur de 1 5 lignes sur

aisles et la queue. Les grandes plumes des aisles sont par bandes d'or et d'émaux verts et rouges. C'est un ouvrage de saint Eloy, évesque de Noyon; elles sont posées sur les deux bouts du touët vers le haut; elles ont esté, données en 998 par Rotelinde, mère d'Odon, évesque de Chartres ' .

Malgré le nombre des ouvrages d'orfèvrerie attribués un peu à la légère à saint Éloy, nous pouvons penser qu^ici nous nous trouvons en présence d'une œuvre de Thabile artiste. Ce n'est pas seulement sur une légende que nous nous basons, mais aux Pièces justificatives nous citons un extrait des vieux cartulaires, et, pièce plus authentique encore, V Extrait du Nécrologe du onzième siècle où la donation est rapportée •.

Il n'y a donc pas là de simples traditions, des renseignements recueillis en i724(Labarte, Histoire des arts industriels au moyen âge et à la Renaissance, t. II, p. 90), mais des documents presque contemporains avec lesquels nous pouvons étayer notre opinion. Les aigles de la châsse de Chartres ne peuvent certes pas lutter avec les orfèvreries merveilleuses de l'abbaye de Saint- Denis, mais elles établissent toujours, d'une manière à peu près certaine, que saint Éloy, l'habile artiste limousin, décora d'émaux quelquesunes de ses œuvres, ce qui avait été jusqu'ici fort discuté^ sans qu'il fût possible d'apporter plus d'une pièce originale ^ à l'appui du pour ou du contre. Aujourd'hui, nous pouvons nous prononcer et commencer à croire que l'art de l'émaillerie existait déjà en Occident à l'époque de saint Éloy *.

Deux pans damasquinez ayant la teste, les aisles et la queue émaillez de différentes couleurs; ils tiennent

i3 représentant de relief les bustes des 3 Rois, le Roy maure estant au milieu. Cette agate est encastrée en argent ayant 4 anneaux autour pour l'attacher, donnée par damoiselle Magdeieine de la Croix. (/.}

(Nous voyons encore ce camée dans Tinventaire de 1726, mais nous ne le retrouvons pas dans l'inventaire de Sergent. Il est fort probable que c'est une pierre qui aura tenté le conventionnel, et quMl aura fait disparaître avec tant d'autres pièces.)

ni y a plus de 400 ans. (/.)

• Voir Pièces justificatives, p. 99.

3 Le calice de Chelles.

* LABARTE,£mai7/er/e, p. 5o8et 614, et Arts industriels, t. III, p. 90-91.

Tun et l'autre de grosses perles dans leurs pattes '.

Une agate sur laquelle est gravée une chasseresse tenant un arc en main, elle est dans un quadre de fleurs d'or cizélées et émaillées '.

Une grande croix pattée de iSligrane d'or chargée d'une autre droite simple de mesme ouvrage et grandeur au milieu de laquelle est un gros chatton, Tun et l'autre semées de perles, d'émeraudes, de turquoises et d'autres différentes pierres.

Proche de cette croix est une gironde d'or à jour de six pouces de diamètre dans laquelle est un grand griffon d'or émaillé de diverses couleurs par la teste, les aisles et la queue. Le tour de la gironde est enrichy de perlies et de pierreries '.

Le croquis que nous avons de la châsse de Chartres nous permet de distinguer parfaitement le grand griffon, et de juger qu'il ressemble étonnamment au dessin de rétofie provenant du cabinet de M. de Lescalopier et donnée par les PP. Martin et Cahier dans leurs Mélanges d'archéologie*. Il serait peut-être contemporain de l'impératrice Hélène, à en croire les savants auteurs.

Si nous n'avons plus aucune de ces pièces, nous possédons du moins un dessin assez exact de la châsse fait avant la Révolution, ^comme frontispice de la gravure du baron de Bueil (Musée de Chartres). Grâce à elle, grâce à cet inventaire, nous avons pu reconstituer la face principale de la châsse et donner une reproduction, que nous pensons fort exacte, de ces objets si intéressants, et qui probablement furent offerts par des croisés à leur retour de Constantinople, en i2o5^.

1 Idem, plus de 400 ans. Dans un autre inventaire, nous trouvons : « tenant un gros diamant non taillé ».(Arch. d'Eure-et-Loir, G 438, p. 5, lo, et Invent, de i353, p. 106.)

^Identy plus de 400 ans. (/.) Pièces justificatives, Invent, de 1726, n* 66, p. 1 19, et Invent, de 1793, n» 5, p. 121. Cabinet des médailles, n» 1459. V. planche IX.

• Idem, plus de 400 ans. (/.)

*T. m. i853. Planche XIV.

» Planche VllI.

3o INVENTAIRE DES RELIQ.UES

Une placque d'or quarrée ornée de rinceaux d'or environnant des camayeux qui sont aux angles et au milieu de Touvrage.

Un diament non taillé de la longueur d'un pouce sur 9 lignes tant de largeur que d'espaisseur, encastré dans un chatton d'or ovale de filigrane * enrichy de petits rubis et de turquoises. Il est d'une très-belle roche et serait d'un prix considérable s'il était travaillé, estant plus gros que le tiers de celuy du duc de Toscane, estimé plus de deux millions, lequel passe pour le plus grand des diaments qui soient taillez. Le premier estant au Grand Mogol, prisé onze millions.

L'on voit encore sur le costé de la couverture entr'autres choses principales une boëte d'or ovale attachée avec un ruban. Les couvercles sont à jour en raiseau de filigrane. Il y a dedans un Jésus à my-corps d'un costé et de Tautre un agneau accompagné de vignettes, le tout en miniature.

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