NAVETTE A ENCENS
■t Chinrcs I - I>an de Mgr Mille d'Illien (i54<>.) Hauteur, o",ï7.
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Chartres, du reste, possédait d'habiles ciseleurs *, et si le travail fut exécuté par l'un d'eux, par Levasseur ', par exemple, il ne faudrait pas s'étonner de le voir chercher une idée dans l'artistique décoration où, dès iSSg, furent apportées les reliques* que la crainte des voleurs lit renfermer dans une chambre spéciale*.
Au costé de la châsse de saint Serge et en tirant vers le fond du trésor, il y a une grande Vierge d'argent* tenant son fils entre ses bras; elle est couronnée et posée sur une base ou stylobate de vermeil doré enrichy de pierreries. Au-devant de cette base, il y a un petit portique accompagné d'un fronton dont les colonnes sont de crystal ayant leurs bases et leurs chapiteaux de vermeil doré. Au milieu est une boëte ronde d'or posée de champ dans laquelle il y a une petite phioUe de crystal pleine de lait de la Sainte Vierge. Le couvercle en est d'or sur lequel estescript en émail : « bcjCdCtC ®» G^dtidC ». II se lit une pareille inscription dans le tympan du fronton, laquelle est environnée de perles fines*.
Cette figure s'appelle Notre-Dame Blanche ou de Lacté, soit pour la blancheur de l'argent dont elle est fabriquée, ou à cause*de cette petite phiolle. C'est un présent des
Texier, Thomas Boudin; nous retrouvons leurs noms aux Archives d'Eure-et-Loir, sous les n"» G. i8i, i85, 249.
* Arch. d'Eure-et-Loir, G. i63. Labarte, Histoire des Arts industriels au moyen dge et à l'époque dt la Renaissance, Paris, V« xMorel, 1881, 3 vol. in-4», t. II, p. 124, et Souchet, Histoire de Chartres, t. III, p. 504.
* Il ne faut pas confondre Jacques Levasseur, orfèvre de Chartres, que nous trouvons en i5o6 (Arch. d'Eure-et-Loir, G. 186 et 191), et Jehan Levassor, orfèvre de Paris, que nous rencontrons en i5i9. M. Labarte ne s'est pas trompé; quant à Souchet, il a fait confusion entre les deux noms.
* Mss. 1012, p. 392. Bibl. de Chartres.
* Voir Préface, p. xxxvii.
* Hauteur 24 pouces, pèse 10 marcs et demy. (/.)
* Sur le derrière de la base, il y a gravé 1 559, qui est l'année que ce pied fut fabriqué. (/.)
12 INVE-NTAIRE DES RELIQUES
Anglois * sur le pied duquel on a adjousté ce reliquaire qui est un lait miraculeux qui guérit saint Fulbert, évesque de Chartres.
Nous ne faisons ici que mentionner la le'gende, qui rapporte que saint Fulbert, évêque de Chartres, ayant les yeux gravement atteints, obtint, par Tintercession de la Vierge Marie, une petite fiole de lait miraculeux, qui lui rendit rapidement la vue.
Ensuite de cette Vierge Ton en voit une autre d'ambre gris de demy-relief, dans un tableau dont le quadre qui est poussé à grosses moulures, est de vermeil doré. Sur le fond qui est aussi d'ambre gris est un compartiment d*or en eschicquier, chargé d'ourses et de chiffres composez d'un (S et d'un Jb Gottiques; le visage et les mains de la Vierge et son enfant sont d'albastre, Tun et l'autre ont une couronne d'or sur la teste enrichie de perles ; celle de la Vierge est fermée, et celle du petit Jésus est en couronne de gloire attachée sur le fond du tableau. La Vierge tient de sa main gauche une manière de sceptre, au haut duquel est un rubis et des perles autour, et de la main droite elle porte son fils.
L'on voit au bas du tableau deux anges à genoux d'or émaillez qui tiennent une longue drapperie tendue aussi d'or émaillée d'azur et semée de fleurs de lys d'or sans nombre. C'est un présent que laSérénissime République de Venise a fait à Henry 3 * et que ce monarque donna à l'église en i582, le jour de la Chandeleur'. Ce tableau a
* Elle a été donnée par les Anglais en 1432. (/).
* La République en a voulu depuis donner dix mil livres à rÉglise. (/.) ' En reconnaissance des enfants que le Roi et la Reine avaient obtenus
du ciel. Ils vinrent à pied de Paris; la Reine mit sept jours à faire la route, et ils arrivèrent à Chartres la veille de la Chandeleur. Souchet, Histoire de Chartres, t. IV, p. 1 10, et Vergnaud-Romagnesi, Notice sur les vitraux de l'église de Cléry, p. 7 .
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appartenu à Jean de Berry et depuis à Henry 3, comme le remarque Rouillard dans sa Parthénie. II y a quelqu'apparence par cet échicquier chargé d'ourses qui sont de ce Duc avec des cygnes. On pourrait cependant croire plus raisonnablement, à cause des ours et des cygnes, que la République de Venise Ta eu de Jean- Baptiste des Ursins, grand maître de Tgrdre de Jérusalem en 1467. Il estoit homme de grand mérite et de grande qualité. Il estoit Romain et prieur de Rome.
Le Roy présenta à l'offrande le jour de la feste de la Chandeleur i582, à la grand'messe, ce tableau d'ambre gris qui est une des grandes pièces qui se voye. Il présenta aussi la croix d'émeraude cy-dcssus : le calice de vermeil doré dont il a esté parlé et un autre vase au haut duquel il y avait une horloge '•
Le 14 mai 1 583, par brevet » signé Brulart, le roi Henri III autorise l'église de Chartres à vendre un joyau où il y avait une horloge, qu'il avait donné, à condition d'employer l'argent à faire un couvercle de livre d'église de vermeil doré. Il n'est donc pas étonnant que le chanoine Brillon ne le retrouve plus en 1726*.
Au-dessus du tableau, il y a un gros chaplet d'agates attaché contre le mur. Il a esté donné par une demoiselle (fille de chambre). L'ouvrage en est beau et bien taillez.'
Au costé de ce mesme tableau d'ambre gris, est un saint Laurent de vermeil doré sur un pied d'estail de mesme \ Il tient en ses mains une mâchoire aussi de vermeil dans laquelle est enchâssée une dent de ce saint martyr, laquelle est d'un secours miraculeux à ceux qui sont
* Ce vase ne se voit plus. (/.) Il est signalé par Souchet, Hist. de Chartres, t. IV, p. 1 1 1. Il fut vendu en iSgi, à Jacques Mathieu^ orfèvre de Paris, moyennant 252 liv., plus 6 liv. pour le mouvement de l'horloge.
' Arch. d'Eure-et-Loir, A. N. 28.
' Hauteur 19 pouces, pèse 14 marcs. (/.)
affligez du mal des dents. Cette figure est la dernière pièce qui se remarque sur ce costé de main gauche du trésor \
Dans le fond et proche de cette figure est un bust à my corps de vermeil doré de saint Amplonie martyre, compagne de sainte Ursule et Tune des onze mil vierges. Son chef est renfermé dedans*. Il est posé sur un grand pied aussi de vermeil porté par 4 lions tenant chacun un escusson aux armes de l'Église, qui sont une chemise d'émail blanc sur un fond d'azur. Le tour du col de la robbe de ce bust est bordé de rubis et d'émeraudes. Celle qui en joint les deux extremitez au dessous du manton et qui sert comme d'agraphe est d'un prix considérable pour sa grandeur et pour sa beauté.
Ce chef a esté donné en 1 5o3 parle cardinal Perraut à qui Mess" de Cologne en avoient fait présent, lorsqu'il fut envoyé par le Pape Alexandre 6 vers les septentrionaux pour les engager à prendre les armes contre le Turc '.
Il laissa ce chef à M. Jean du Mont, chanoine de Metz et son majordome, pour le porter à Chartres, mais la bonne volonté du cardinal ne fut exécutée qu'après sa mort, qui arriva à Viterbe en i5o5.
Il ne fut cependant enchâssé en argent qu'en 1 536 *.
Une statue d'or représentant une Vierge d'or émaillé*.
* Il est signalé dans rinventaire de 1545, n» 10, dans l'inventaire de i562, n* 2, et dans l'inventaire du 26 brumaire an II, Pièces justificatives, p. 1 12, 122.
* Hauteur 16 pouces. L'on tira du trésor des reliques en i636 une petite couronne d'or du poids de 2 onces et demye pour dorer ce buste et fut mise entre les mains de M. Claude Duhan orphèvre; elle avait été donnée par madame la maréchale d'Ancre. (/.)
^ M.PerraultestoitdeSurgèresenSainctongeet prieur dudit lieu et cardinal de Gurce (Goritz) en Allemagne sous l'archevesque de Saiisbourg. (/).
* Bibl. de Chartres. Mss. 1012, p. 367.
* Hauteur 17 pouces. (/.)
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assise ayant les cheveux espars et flottans sur les espaules. Elle est vestue d'une robbe blanche et par dessus elle a un grand manteau traisnant émaillé de bleu, ce qui luy a fait donner le nom de N. Dame Bleue pour la distinguer des autres figures de cette Sainte Vierge qui sont dans les trésors. Elle a sur la teste une couronne d'or enrichie de perles, d'émeraudes et de rubis '. Sur le devant de Testomach elle a un nœud fait d'un gros rubis balais en table environné de six belles perles fines qui sert d'agraphe au haut de la robbe*. Elle tient de la main gauche son fils par la main qui est debout à costé d'elle. Il est aussi d'or et revestu d'une cimare blanche émaillée et semée de rosettes d'or. Elle tient aussi d'une main un boucquet composé d'un rubis balais en poire, orné de perles et de feuillages d'or esmaillez. Elle est assise dans une chaise sur un oreiller ou carreau de vermeil. Il y en a un autre sous ses pieds garni de houppes d'or comme le précédent.
La chaise est un ouvrage antique de vermeil doré, composé de panneaux renfermez entre 4 pilastres sur le haut desquels il y a des anges aussi de vermeil tenant des instruments dont ils semblent jouer.
Au pied de cette chaise l'on voit dans un reliquaire enrichy de pierreriesjdes cheveux de la Sainte Vierge que le pape Clément 7 donna en i384 à Jean duc de Berry, lorsqu'il fut voir sa saincteté en Avignon, et qui depuis en a fait présent avec cette belle figure de la Vierge, comme il parroist par les registres de l'œuvre de 1404 '.
* La couronne et le boucquet estimez 25o escus. (/.) Invent, de 1678. Pièces justificatives, p. 117.
* L'or et l'argent de cette figure pèsent ensemble 35 marcs. La Vierge et Tenfantsont d'or, leur épaisseur est d'une pièce de 3o sols. (/.)
^En 1 106, on fit présent de cheveux de la Vierge à Saint-Ouen de Rouen;
i6 INVENTAIRE DES RELIQUES
Si nous en croyons le mss. lo 12 de la Bibliothèque de Chartres, nous y lisons que Jean de Berry avait donné, en i 384, une image de la Vierge d'or massif émaillé, Dame Bleue, enrichie de pierreries et de perles, laquelle est assise dans une chaise tenant son fils auprès d'elle*. Il Taurait donc donnée aussitôt son retour d'Avignon*.
Les registres capitulaires du 12 avril 1482 ^ nous apprennent qu'à cette époque, la Vierge Bleue était en grande vénération, puisqu'on la portait en grande pompe aux processions. « Et portabunt imaginem B. Marias Virginis dictam « la Bleue » gallice et beati Leobini eps carno. »
II se voit aussi par ceux de 1 4 1 6 que M. Jehan Tarenne *, changeur et bourgeois de I^aris sur le pont aux changes, donna le pied ou base de cette châsse qui est d'argent doré environné de panneaux de mesme esmaiilez de bleu et semez de fleurs de lys sans nombre *.
Au milieu du fond du trésor est la sainte châsse comme le principal de toutes ses reliques. (Longueur 25 pouces, largeur 10 pouces, hauteur 2 1 pouces). Elle est posée sur un branquart dé vermeil doré, semc de fleurs de lys en bosse. (Longueur 5 pieds.) Les quatre coins et le milieu de ce branquart sont ornez de chérubins de relief, il y a dans ceux du milieu des escussons remplies de chemises de Chartres d'émail blanc sur des fonds d'azur °.
3 1 ayant été apportés à Chartres pour les confronter avec ceux-cy, ils furent trouvés semblables. Ce fut un nommé Ilgirus, mestre de camp de Bohémond^Tun des principaux chefs de l'expédition de Terre sainte, qui les apporta. (/.)
' SoucHET, Hist. de Chartres, t. III, p. 249.
3 Bibl. de Chartres. Ms. 1009.
*Jean Taranne, changeur et bourgeois de Paris. Le Roux de Lincy, Paris et ses historiens, p. 479. Léopold Delisle, les Livres d'Heures du duc de Berry, Ga^^ette des Beaux-Arts, février 1884, p. loi et 102, où nous trouvons qu'il vend au duc de Berry deux fermouers d'un brevière en deux petits volumes, xxx francs, La Borde, Notice des émaux du Musée du Louvre, !!• partie, p. 327.
* Le 16 septembre 1416. (/.)
^ Le 1*'' octobre 1706, la sainte châsse fut pesée avec son branquart, et fut trouvée de quatre-vingt treize livres juste. (/.)
Cette' châsse est faite de bois de cèdre * couverte de grandes placques d'or et enrichie d'une infinité de perles, de diamants, de rubis, d'émeraudes, de saphirs, de jacinthes, d'agates, de turquoises, d'opales, de topases, d'onyces, de crysolites, d'amétistes, de grenats, de girasols, de sardoines, d'astriots, de cassidoines, d'éliotropes et de plusieurs autres joyaux et présents dont voici Testât de quelques-uns des plus considérables '.
Premièrement une ceinture d'or % environnant le bas de la châsse. Elle est enrichie de quinze rubis, de 10 saphirs, 64 perles : à un des bouts il y a une grosse agraphe d'or et à l'autre une grosse onyce servant de bouton. Elle a esté donnée par la reine Anne de Bretagne espouse en premières noces de Charles 8, et en deuxièmes de Louis 12, Roys de France*. Cette vertueuse princesse y a fait aussi présent de deux bracelets, composé de rosettes d'or émaillées • qui sont attachées audessous de cette ceinture, sur la face qui parroist en entrant dans le trésor*.
L'on voit sur cette mesme face une grande croix de
' Callistris quadrivalvis, avec lequel les sénateurs romains faisaient fabriquer leurs tables si riches (mensx cedrinae). Saporta, Revue des Deux Mondes, i5 mars i883, p. Sgi.
* Cette châsse devait être emportée à Paris, comme nous le remarquons d'après l'inventaire de i562; mais les bourgeois de Chartres s'y opposèrent, et les commissaires royaux durent la laisser dans l'église. Ils firent même à ce sujet aux commissaires du Roi des remontrances consignées au procès-verbal. (Bibl. de Chartres, Ms. 10 14, p. 542.) V. p. 67.
^ Pèse trois marcs une once, estimée 3oo escus. (/.)
^ En i563 elle consistoit en 67 couplets, y compris les deux bouts pour 2 couplets, 68 perles et3o pierres précieuses, le tout pesant 3 marcs une once, estimée à 400 escus. En 1637 il y avoit i5 rubis, 10 saphirs, 64 perles, et au bout de la ceinture une onyce, comme il paroit par l'inventaire. Voir le procès-verbal de 1578, aux Pièces justificatives, p. 117.
* RouiLLARD, Parthénie, 1. 1, p. 200.
^ Elle fut sans nul doute donnée à la châsse en i5io, quand la reine Anne de Bretagne vint en pèlerinage à Chartres. Melv, Chemises de la Vierge, Chartres, i885, p. 12.
i8 INVENTAIRE DES RELIQUES
pierreries de trois ou quatre doigts de large et presque de toute la hauteur de la châsse. Elle est faite de 66 rubis balais et grenats, i8 saphirs, 22 perles, 8 émeraudes, 8 onyces et 4 jacintthes, le tout disposé en trois rangs, enchâssé en de gros chattons d'or '.
Au dessous des bras de cette croix, il y a deux grandes pièces d'orphéverie ' antique en manière de cors de chasse dont les emboucheures sont des mufles de lions tenant des boucles d'or dans leur dents. Elles représentent les 4 saisons de l'année. Celle du costé droit a 2 pouces de long sur un pavillon de près de six pouces. Elle est partagée en trois panneaux ou tableaux dont le premier qui est le plus petit est rempli de l'image d'une Vierge. Dans le 2'"' il y a un homme parmy des vignes, ceuillant du raisin, et proche de luy une forme de pannier; autour de cette figure se lisent ces mots :
S^ic aiitomnm abeet propinane bonna (icû
Le 3"* et le plus grand de ces tableaux est composé de deux quadres; dans celuy du milieu Samson est représenté écartelant la gueule d'un lion dans laquelle il rencontre un rayon de miel. Le vers suivant est sur la bordure :
^ameon (nctatxit fortie^ bxitccbo ciBatxit.
Ce tableau est environné de vignettes à Jour renfermées par un grand quadre, dans un coin duquel l'on voit un
' Il y a plus de 400 ans qu'elle est sur la sainte châsse, ainsi qu'il parroist par un vieil inventaire de i353. (/.) V. Pièces justificatives, p. io5. * Jdenif plus de 400 ans. (/.) V. Pièces justificatives, p. 104.
homme parmy des plantes et des fueillées représentant le printemps, ainsi que l'inscription qui se lit sur le quadre le fait connoistre.
3b cet e^cm*
Jiet "Set enccebit tettae epitaCe tebncit.
IRtcÇ* tûatt me fe.
Ces derniers mots sont le nom de celuy qui a fabriqué cet ouvrage, qui est d'or et tout vuidé; les tableaux s'en peuvent ployer estant joints les uns aux autres par des charnières. Ils sont enrichis de 23 pierres précieuses, 17 saphirs, 7 amétistes et- grenats, et de 43 perles fines.
La pièce du costé de main gauche est d'une pareille construction à la réserve seulement qu'elle est plus grande ayant un pied de long sur six pouces de pavillon, et est composée de quatre tableaux dont le plus petit est un Jésus à my-corps; le suivant est remply d'un homme assis dans une chaise se reposant au frais et sous des fueillées ; ce vers l'environne :
i^tc (cctot ^ibeae qixib fetncne annw et acetae.
Dans le 3"* tableau, il y a double quadre; l'un ron^ qui est au milieu renfermant un chasseur tenant un cerf par le bois avec ces mots :
i^enante eerSue gratte occntcBat (Seue*
Et l'autre est un quarré irrégulier remply seulement de rousleaux et d'ornements à jour, au bas desquels et dans un des coins on voit un vieillard auprès du feu représentant l'hy ver; le vers suivant est autour :
fCeinptte ÇiSernitm Hibeae en becoqutt antnm.
Le dernier tableau qui est le plus grand est semblable au précédent pour les quadres; dans celuy du milieu, il y a un Christ accompagné de deux anges ayant sous ses pieds un lion et une espèce de dragon; ce vers se lit autour :
Oeji^timit et Çoetem i>ictot etane atqne Ceonem.
Ce tableau est environné des quatre hyérogliphes des évangélistes qui sont terminez par un quarré irrégulier sur lequel sont les deux vers suivants :
^anctotnm eanctm eine qtto non petmanet nttne. Jtetitit abjutor famiifte quoe bidait anctot.
Ces deux cors de chasse ont probablement Torigine commune de bien d^autres que nous trouvons dans les églises. Des seigneurs, ils passent aux Chapitres qui les gardent dans leurs trésors ou les transforment en reliquaires. Nous en trouvons un exemple dans les PP. Martin et Cahier, Mélanges archéologiques, Paris, Veuve Poussielgue-Rusand, 1 847-1 856. 4 vol. in-f», t. IV, p. 49.
Comme cette pièce est plus grande que la précédente, aussi est-elle plus enrichie, ayant 56 perles fines meslées parmy 27 grosses pierres semblables aux premières. Le reste de Touvrage est pareillement à jour à et charnières, comme le précédent * .
Autour de ces deux beaux ouvrages. Ton voit les pièces suivantes qui sont toutes renfermées sur le panneau du devant de la châsse.
Deux placques d'or émai liées par compartiments de
' Pièces justificatives, Invent, de i353, p. 104.