‹ Le tresor de Chartres: 1310-1793Chapitre 33 sur 70 · CAMÉES DU CABINET DES MÉDAILLE · texte numérisé non relu

CAMÉES DU CABINET DES MÉDAILLE

Enicvit à la saints ChàsK le t? septembre 1793.

pierres, ayant dans son milieu un onyce sur laquelle est une basse taille représentant un homme sous des fueillées accompagné de deux autres figures dans un paysage *.

D'après Tlnventaire de Brillon de 1726, n« 35 1, et l'Inventaire de Sergent de 1793, n» 6, nous l'avons retrouve' au Cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale, sous le n» 84. Nous le reproduisons ici, planche IX. C'est une sardonyx à deux couches (h. 22 mill., 1. 27} qui représente un Sacrifice rustique à Priape,

Un grand écusson de France chargé de trois fleurs de Lys d'or sur un fond d'azur environné d'une bordure (orlée) de gule semée de 1 1 bezans d'or, et au bas est une Lsoustenue par deux mains (les armes du duc de Berry, Jean de France). Au bas de cet écusson, il y a deux autres petits écussons d'or, l'un et l'autre partis; sur l'un

se lit « Jiwt ^atia », sur l'autre, a lÊ^racm pfena »,

aux angles desquels il y a trois perles ".

Un autre écusson d'or écartelé d'un soleil et de deux ondes d'argent en champ d'azur accompagné d'hermines sur lequel est escrit « Ave Maria » .

Une colombe d'or émaillée de blanc, arrestée sur une branche d'arbre, ayant dans le costé un rubis, et au dessous de la branche pendent trois perles fines *.

Un lévrier aussi d'or émaillé de noir. Il a un collier blanc sur lequel est escrit « Jfrbeittia » ; il porte dans son costé un reliquaire*.

Une grande croix de 3 ou 4 pouces remplie du bois de la vraye Croix;

* V. p. 38 et Pièces justificatives, p. 1 19, 35i. «V. Invent, de 1540, p. iio. Pièces justificatives.

' Près de cet écusson, est pendu par une chesnette d'argent une pièce de monnaye antique de Charles le Chauve. (/.)

* RouiLLARD, Parthénie, 1. 1, p. 498, et Invent, de 1640. Pièces justificatives, p. IIO.

Une agate sur laquelle est taillé un Hercule avec sa massue*.

La désignation n^était pas suffisante pour que nous pussions retrouver au Cabinet des médailles cette pierre, cataloguée cependant dans rinventaire de Sergent sous le n'' 4, et dans celui de Brillon sous le n® 335. Nous pensons cependant qu'elle pourrait se trouver parmi les n*« 95 à 99 du Catalogue général des camées de M. Chabouillet, p. 17.

Un tableau d'or ovale à deux faces; sur Tune est représentée sainte Marie Majeure, accompagnée de Louis comte de Vendosme, et sur Tautre est gravé et se lit : « Nous Louis de Bourbon, comte de Vendosme, avons donné ce tableau d'or à l'Eglise N. Dame de Char*' très, et y donnons par chacun an à toujours une once d'or à prendre sur nostre dit comté de Vendosme, fait l'an 1404 au mois d'Aoust »; et fut donné par ce seigneur au mois d'octobre suivant*.

Un autre tableau d'or en manière de livre ouvrant : il se voit sur Tun des couvercles la figure d'un Roy tenant un sceptre et revêtu de ses habits royaux, sur l'autre couvercle il y a un homme armé à l'antique ayant une espée nue et un bouclier. Ce tableau estant ouvert, on voit d'un costé une Trinité représentée en émail et de l'autre est une Annonciation aussi en émail.

D'après le chanoine Brillon, ce tableau d'or représente Charlemagne; il n'ajoute aucune preuve à Tappui de son dire, mais le signale ainsi dans son manuscrit *.

Tout au haut du pignon est une grande agate ovale sur laquelle est taillé un Jupiter ayant à ses pieds une

* Pièces justificatives. Invent, de 1640, p. 1 10.

2 Ibid.

' Bibl. de Chartres, Ms. loi i, p. io5. Pièces justificatives, ibid,,p, 1 10.

aigle. Il tient un foudre d'une main et une lance de Tautre. Le quadre qui est ovale, comme Tagate, est d'or enrichy de grosses perles et de pierreries ; au bas il y a un écusson couronné aux armes de France. On lit sur la couronne que le Roy Charles 5, fils du Roy Jehan, donna cette agate à l'église en 1067 * .

Ce camée, nous le retrouvons au Cabinet des médailles sous le n° 4. Nous n'ajouterons au dessin que nous en donnons que Tinscription gravée sur la face du double cercle d'or dont nous venons de parler. lEXVS. AVTEM. TRANSIENS. PER. ME- DIVM. ILLORVM IBAT ET DEDIT PACEM EIS. SI ERGO ME QVAERITIS. SINITE HOS ABIRE. Au revers on lit en deux ' lignes : f IN PRINCIPIO ERAT VERBVM. ET. VERBVM. ERAT. APUD DEVM. ET DEVS ERAT. VERBVM. HOC.

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