‹ LE TRESOR DE PENSEEChapitre 3 sur 61 · La présomption est compagne de l'inexpérience · texte numérisé non relu

La présomption est compagne de l'inexpérience

La presse est l'artillerie de la pensée.

Les journaux sont la mitraille de la presse.

La fortune prête et ne donne pas.

Le corps est la prison de Tâme.

La guerre est un procès qui ruine ceux qui le gagnent.

L'or peut procurer tous les moyens de jouissance, mais non Tart de jouir.

Plus la matière est simple, plus les savants doivent admirer le créateur qui produit avec elle tant de prodiges.

Ne confondez pas ce qui est creux avec ce qui est profond.

L'homme constant dans ses projets peut exécuter des prodiges.

Le moyen le plus prompt d'augmenter sa fortune c'est de diminuer ses besoins.

Un prompt aveu mérite le pardon.

L'œil est plus prompt que la réflexion.

La promptitude ajoute à la force.

Croire à la providence est la récompense de la vertu.

Les passions se punissent elles-mêmes.

Que de beaux jours n'ont pas de beaux soirs.

Le véritable esprit n'est que du bon sens raffiné.

Il n'y a rien qui rafraîchisse le sang comme une bonne œuvre.

Le ton tranchant est en raison directe de l'ignorance et en raison inverse du bon sens.

Celui qui veut toujours avoir raison a toujours tort.

L'homme raisonable ne veut que ce qu'U peut ; l'homme honnête ne veut que ce qu'il doit.

Un beau raisonnement ne détruit pas un fait.

Le sage raisonne sur les faits et non pas contre eux.

La pensée de l'éternité console de la rapidité de la vie.

La réputation est une fleur qui ne rapporte pas toujours du fruit.

Le calme de la conscience, les fruits de la vertu, sont des biens qui ne peuvent se ravir.

Les sensations ravissantes d'une bonne action contribuent plus au bonheur que tous les éloges»

La reconnaissance est Taimant des bons cœurs.

Reconnaître son erreur c'est prouver que l'on est devenu sage.

Où la colère a semé c'est le repentir qui recueille.

L'évangile est un code moral tout entier renfermé dans un seul article '* aimez votre prochain comme vous-même".

Chacun blâme en autrui ce que l'on blâme en lui.

Ecoutez les malheureux auxquels il ne reste d'autre consolation que de redire leur misère.

La nécessité parle d'une voix redoutable.

La réflexion est la vie de l'âme .comme le mouvement est celle du corps.

L'honneur, Tinnocence, le bonheur, le temps et l'argent perdus, ne se regagnent jamais.

On punit la vanité en ne la regardant pas.

Les jeunes gens s4maginent que tout le monde les regarde, et les vieillards que personne ne les voit.

Quoiqu^nvisibles, il est toujours deux témoins qui nous regardent : Dieu et la conscience.

De grands talents jettent un éclat passager ; de grandes vertus seules peuvent régénérer une nation.

Ce n'est pas un avantage d'avoir Tesprit vif, sll n'est juste ; la perfection d'une pendule n'est pas d'aller vite, mais d'être bien réglée.

La méthode est aux ouvrages d'esprit ce que la régularité des traits est à la beauté.

Des niaiseries bien imprimées et bien reliées n'en paraissent que plus plates.

Le désespoir ne remédie à rien ; la résignation remédie à tout.

L'opinion publique est comme un ballon ; on peut le remplir, mais non le diriger à son gré ; c'est le vent de l'intérêt général qui l'entraine.

Quand l'honnêteté et la pauvreté viennent à se

rencontrer, elles se trouvent si bien ensemble qu^ elles ne veulent pas se séparer.

Il faudrait renoncer à la société si Ton ne voulait voir que des gens exempts de défauts.

Un bon cœur se hâte de réparer les sottises d'une mauvaise tête.

Le sage ne se repent pas ; il se corrige : le peuple ne se corrige pas ; il se repent.

La honte est dans le crime, non dans le repentir.

Personne ne souffre plus patiemment d'être repris, que celui qui mérite d'être loué.

Louez vos amis en publie, reprenez les secrètement.

La sagesse écoute en souriant les réprimandes de la folie.

L'amertume des réprimandes en détruit l'effet.

L'homme bon et sensible souflfre plus des reproches qu'il fait, que ceux auxquels il est obligé de les adresser.

Les grandes places sont comme les rochers, les aigles et les reptiles seuls 7 parviennent.

Un homme bon voit avec répugnance la face du méchant.

Ij'honnête homme doit se résigner à sa destinée ; être plutôt cent fois dupe, qu'une fois fripon.

Lorsque la résistance est inutile, la folie s'agite, la faiblesse se plaint, la bassesse flatte, la sagesse se soumet.

Les résolutions violentes causent de violents repentirs.

La résolution écarte le péril.

De l'abus d'une chose ne concluez pas contre son usage.

Celui qui se manque de respect donne aux autres la hardiesse de lui en manquer.

La plaisanterie trop libre tue le respect.

Des ennemis nobles et généreux se respectent plus qu'ils ne se craignent.

Les discours académiques ressemblent aux lustres de crystal, ils brillent mais n'échauffent pas.

L'intérêt et la vanité sont le ressort des âmes vulgaires; T honneur et Famour du bien, c^lui des grandes âmes.

L*oreille est le chemin du cœur.

Tout ce qui a été pris doit se restituer sur la terre on dans le ciel.

L'éloge sans restriction est aussi suspect que le blâme sans mesure.

L'esprit saisit les rapports ; le génie s'élance vers les résultats.

Le retard d'un bienfait le gâte ou le flétrit.

Un propos indiscret ne doit point se retenir.

L'opinion publique se venge de ceux qui la dédaignent en leur retirant son appui.

Le malheur retrempe les âmes, et rend grave la frivolité même.

On admire toujours l'ouvrage où Ton retrouve ses sentiments et ses pensées.

Il faut pour réussir en tout genre que nos travaux soient nos plaisirs.

Le rêve du bonheur est un bonheur réel.

La vie est un songe et la mort un réveil.

C'est se rendre esclave de quelqu'un que de lui révéler un secret important.

Tôt ou tard un secret partagé se révèle.

La plupart des traductions ressemblent à un revers de tapisserie.

L'homme est souvent Tauteur de ses propres revers.

Rien de plus sot qu'un sot rire.

L'homme peu satisfait de lui-même n'ose pas jeter les yeux sur le miroir de la vérité.

Le pire des états est celui d'un homme qui n'a rien à faire.

Celui qui méprise Tespèce humaine ne trouve apparemment rien d'estimable en lui-même.

n vaut mieux faire des riens que de ne rien faire. •

Rire et pleurer sans savoir pourquoi, c'est le privilège des femmes.

Si celui-là seul qui n'a point de ridicules pouvait rire d'autrui, personne n'en rirait.

Celui dont vous dédaignez les sages conseils pourra rire de votre infortune.

Celui qui rit de tout a le cœur faux et l'esprit froid.

Une tempête est belle à voir .... du rivage.

Celui qui marche sur les roses peut av.oir les pieds percés d'épines.

J'aime mieux ceux qui rougissent que ceux qui pâlissent, dit Caton.

L'oisiveté est la rouille de Tàme.

Le bonheur est une boule après laquelle nous

courons tant qu'elle roule, et que nous poussons àa pied quand elle s'arrête.

L'esprit voit dix routes et ne sait laquelle prendre ; le bon sens n'en voit qu'une et la suit.

La théorie est imparfaite sans l'expérience, et l'expérience sans théorie n'est qu'une misérable routine.

La tiolence est le bras droit, et la ruse le bras gauche de la politique.

Chercher le bonheur sans la vertu c'est chercher l'ombre sur le sable du désert.

Le sabre de la violence brise le glaive de la justice.

La plume gouverne mieux que le sabre.

Un ennemi sans défense est partout un être sacré.

Il faut bien des efforts pour être sage, il ne faut qu'un moment pour cesser de l'être.

Le bonheur et le papillon s'envolent au moment où l'on croit les saisir.

Le temps de l'adversité est la saison de la vertu.

Une belle vieillesse est ordinairement le salaire d'une belle vie.

La honte et la haine sont le salaire de la trahison.

Il n'est pas de vertu sans philosophie, ni de philosophie sans vertu.

Sous un mauvais gouvernement les chefs d'œuvre de Fart ne servent qu'à décorer le sarcophage de la nation.

L'apparence est un rideau derrière lequel la vérité se dérobe au vulgaire.

Sans l'éducation et les sentiments, le riche n'est que de la boue saupoudrée d'or.

Le pédant est un sot saupoudré d'érudition.

L'hypocrite se saupoudre de vertus.

Les compères se saupoudrent d'éloges.

Il vaut mieux ne pas savoir que savoir mal.

Ne faîtes rien que votre ennemi ne puisse savoir.

Le ridicule est la seule chose que craignent encore ceux qui ne craignent plus la honte.

Nos pensées sont souvent comme ces brillantes bulles de savon qui voltigent dans le vague où elles se perdent.

Un loisir occupé fait savourer la vie.

Le septicisme est un fort élevé par Torgueil sur les frontières de la science et de Tiguorance.

Un septre de fer est fragile.

La science' donne en peu de temps T expérience de plusieurs siècles.

L*habitude de la moquerie dessèche le cœur.

On doit peser avec scrupule les paroles que Ton dit aux malheureux.

Le plus incurable des malheurs est de se croire malheureux.

L^avenir est dans le sein de Dieu.

Celui qui vous demande votre secret veut le trahir.

Recommander le secret c'est exciter l'indiscrétion.

La calomnie comme l'araignée tend ses filets dans l'ombre.

Les étoiles sont des fleurs inconiiptibles semées par la main de Dieu dans les champs de Timmensité.

Il faut un sens particulier pour entendre le silence du sentiment.

Un instant de jouissance du cœur vaut mieux que des heures de plaisir des sens.

La science est folle si le bon sens ne la gouverne.

A un homme d'esprit il ne faut qu'une femme de bon sens.

Le cœur qui a le sentiment intime de son innocence est lent à croire à la méchanceté d'autrui.

Dieu a posé le travail pour sentinelle de la vertu.'

AND TRAVELLER's MENTAL COMPANION. 107

Sentir c'est vivre.

Qui sent avec force est avare de pétroles.

Ne séparez jamais ce qu'unit la nature.

Des cœurs bien unis ne se séparent pas, ils se déchirent.

Le visage est toujours serein quand Tame est en paix.

La véritable joie est plus sérieuse que bruyante.

Toute grande passion est sérieuse.

La colère d'un honnête homme est sérieuse.

Qui ne sait pas se servir de la fortune quand elle vient, ne doit pas s'en plaindre quand elle s'en va.

L'homme ne peut soufirir ni une entière liberté ni une entière servitude.

Le front de la vérité est à la fois gracieux et sévère.

L'homme le plus indulgent pour lui-même est souvent le plus sévère pour les autres.

Les siècles les plus brillants s'éteindront dans le torrent de T éternité.

La modestie sied à la beauté.

La simplicité est un des caractères du génie.

Celui que Fambition a fait sortir de sa coquille se trouve très mal à Taise quand le sort l'oblige d'y rentrer.

La politesse ne donne pas les vertus mais elle les rend agréables.

Oter Dieu de Funivers serait pire que d'oter le soleil de la nature.

La vérité est le soleil de T intelligence.

L'or est le soleil de l'angleterre.

L'or est un soleil que ni les brouillards ni la fumée n'obscurcissent.

Les yeux de la beauté sont le soleil de l'amour.

Un temps sombre s'harmonise avec la douleur.

Les passions sont les sophistes les plus habiles.

La nature donne à T orgueilleux une taille roide, une tête haute, un œil fier; elle écrit sur son front: "sot!"

Un sot savant est plus sot qu'un sot ignorant.

L'amour donne de l'esprit aux sots, et rend sots les gens d'esprit

Celui qui souffle le feu s'expose à ce que 1^ étincelles lui sautent au visage.

L'homme sensible soufire à l'idée d'un être souffrant.

Pour se consoler de ce que Pon souffre il faut songer à ce qu'on ne soufl5:e pas,

Défiez -vous de la vertu qui ne connait pas le sourire.

Un cœur plein de vertu est supérieur à une tête pleine de science.

Toute passion peut se surmonter avec le temps et la volonté.

C'est à leur naissance que les passions doivent se surveiller.

Taisez le premier ce que vous voulez qu'on taise.

Les gens sages se taisent lorsque les fous crient.

Les talens donnent l'indépendance.

L'égoïste ne peut échapper à loi du talion.

Il n'est jamais trop tard pour apprendre.

Nos idées prennent la teinte de nos humeurs : aussi la santé influe -t- elle beaucoup sur le bonheur.

Il faut prendre les hommes tels qu'ils sont, le temps comme il vient, et les choses pour ce qu'elles valent.

Il faut avoir bien mauvaise opinion' de soi, pour ne pas vouloir paraître tel que Ton est.

Agissez, parlez, pensez, écrivez, comme si vous aviez mille témoins.

Celui qui ne perd pas de temps en a beaucoup.

Il faut savoir soufiîir et attendre des temps plus heureux.

Le temps n*a point d'ailes pour le captif.

On ne tend pas souvent des pièges sans y tomber soi-même.

L'hypocrite ouvre et tend ses bras en fermant son cœur.

Le faux honneur est sujet à se ternir.

Quiconque promet plus qu'il ne peut tenir, obtient moins qu'il ne demande.

L'homme tient à ses admirations, à ses plaisirs, à ses systèmes, comme le chien à Tos qu'il ronge.

Le plus sûr moyen de résister à la tentation est de ne pas s'y exposer.

La clémence n'a jamais terni aucune gloire.

Il n'y a pas de terrain plus glissant que celui de la fausseté : dès que Ton a fait un seul pas on est entraîné de chute en chute.

La terre entière est le mausolée des hommes illustres.

Il faut plusieurs têtes pour la délibération, une seule pour l'action.

Il n'y a pas de têtes plus dures que les têtes vides.

Les têtes froides mènent les têtes chaudes.

Le plaisir est une fleur qui nait sur la tige de la vertu.

L'homme modeste craint d'humilier l'amour propre des autres, et l'homme timide craint que les autres n'humilient le sien.

La timidité se compose du désir de plaire et de la crainte de ne pas réussir

Tirer vanité de son rang c'est annoncer que l'on est au dessous.

Les femmes sont des oombattans toujours occupés de leurs armes, la toilette.

Des folliculaires qui jugent un grand écrivain sont des pigmées qui toisent les pyramides.

La tolérance est mère de la paix.

La plus belle tombe est la plus modeste.

Si le temps ne détruisait pas les tombeaux, il n'y aurait plus de place pour la charrue.

La réputation est le plus magnifique tombeau.

Les livres sont les tombeaux où les auteurs renferment leur âme.

L'intérêt est le tombeau de Tamitié.

La beauté qui quitte la route du devoir est comme l'étoile qui tombe pour ne plus briller jamais dans les cieux.

Il vaut mieux laisser tomber une sottise que de vouloir l'excuser.

La contradiction directe est toujours de mauvais ton.

Les grands parleurs sont comme les tonneaux vides qui résonnent plus que les pleins.

Le tonneau des danaïdes est lesymbole de nos désirs.

La friandise annonce la délicatesse du goût : le friand suce, le gourmand mâche, le goulu avale.

L'habitude est pour l'homme ce que Técaille est pour la tortue.

Les petits esprits sont tortueux dans les affaires.

Toujours du plaisir n'est pas le plaisir.

Les meilleures raisons ne touchent pas l'esprit de ceux qui ont peur.

un.

Le bonheur est la fable de tout le monde, et n'est l'histoire de personne.

Toujours l'espérance nous trompe et toujours nous la croyons.

Les ruines nous intéressent et nous émeuvent parceque nous y retrouvons des traces de la vie.

On efface souvent ce qui est gravé dans l'esprit, jamais ce qui est gravé dans le cœur.

Un trait d'esprit peut être un trait mortel.

Toute transaction avec le crime est criminelle.

Il est difficile de transplanter les fleurs de la plaisanterie sans les faire périr.

On se repose en changeant de travail.

Du côté du trésor est la toute puissance ; la clef du trésor est la clef des cœurs.

Faute de trouver des vérités on débite des paradoxes.

La renommée prête plus souvent sa trompette à la fortune qu'au mérite.

Les lois se taisent au bruit des armes et de la trompette guerrière.

1123.* On se donne tort en voulant avoir trop raison.

Celui dont l'unique travail est de chercher le plaisir, trouvera bientôt le dégoût et l'ennui.

L'esprit, perd tous ses charmes quand il se trouve de compagnie avec la méchanceté.

Ceux qui pouvant défendre un innocent l'abandonnent sont aussi coupables que ceux qui le tuent.

Les richesses tuent plus de gens que la pauvreté.

Les sciences naturelles ont tué la superstition et la crédulité.

La rose, la pêche, Tare- en-ciel sont des types de la beauté universelle.

L'enfant qui tyrannise son chien tyrannisera sa famille ou sa patrie.

Il 7 a dans la vie humaine quelque chose de vague qui lui donne Tair d'un rêve.

Se vaincre dans la victoire c'est vaincre deux fois.

Les passions ne peuvent se vaincre qu'en fuyant leur objet.

Recherchez les personnes dont la conversation vaut un bon livre, et les livres dont la lecture vaut T entretien des philosophes.

Le but de toute coterie est de fairiô valoir la médiocrité.

L'esprit fait valoir le bon sens.

Ce qu'on vante trop est souvent déprécié.

L'homme véritablement honnête ne vante pas sa probité.

La variété est une des passions dominantes — le premier mobile du public.

Les grandes pensées viennent du cœur.

La vénération est un tribut que les méchants même paient à la vertu.

Le présent est un éclair qui brille entre le passé et le futur.

La vérité frappe l'esprit comme un trait de lumière.

1144, On peut tuer celui qui dit la vérité ; mais on ne peut pas tuer la vérité elle même, ni ceux qui l'ont entendue.

L'intérêt nous met sous les yeux des verres de couleurs différentes.

L'étude est la vie du savant.

Personne ne désire la vieillesse ; mais tout le monde veut vivre long- temps.

La rose vieillit en naissant.

Rien ne vieillit plus vite qu'une nouvelle.

La voix d'une bonne conscience est plus agréable que les cent voix de la renommée.

Celui là mérite sa chute qui ne modère pas son vol.

Il y a des voleurs pour toutes les espèces de biens, comme des vers et des chenilles pour toutes les plantes.

Les yeux d'un époux sont le seul miroir dans lequel une femme puisse avec orgueil contempler sa beauté

Celui qui a beaucoup de vices a beaucoup de maîtres.

Les yeux du lecteur sont des juges plus difficiles que les oreilles du spectateur.

Aimez tout ce qui est vieux ; les vieux amis,

le vieux temps, les vieilles mœurs, les vieux livres, le vieux vin et votre bonne vieille femiçe.

L'échange est le premier agent de la civilisation pacifique. Et tandisque la civilisation qui nait de la guerre, on des révolutions violentes, marche à travers la rapine, le pillage et le meurtre ; ne répandant des idées qu'à la lueur des incendies qu'elle allume pour éclairer son passage; la civilisation qui s'accomplit par l'échange poursuit son cœurs paisible, en distribuant autour d'elle, l'abondance, les richesses et toutes les jouissames de la vie.

Les pensées et les maximes ci -dessus sont des sommaires de chapitres ofierts à la réflexion du lecteur pour les remplir.

(Tht Numbers at the end of the lines corr«apond with the Page» m ihe

French.)

1. — Moral maxims are like masses of rock, which assist as in Crossing the torrent of the passions. (9)

2. — The readîng of thoughts is like a joumey in the mountains, where the scène changes at every step.

3. — Good precepts are seeds scattered by the wind ; a few of them always take root.

4. — Reason and health, knowledge and virtue, are the real treasures of man.

5. — The richest man is he whose sonl is filled with good sentiments, and his mind with good thoughts.

Page 1