Reg. des entérinements^ de
que ces Compagnies avaient besoin d'emplacements plus spacieux pour tenir leurs séances, ordonna, par édit du mois de juillet 1773, que la Chambre des Comptes serait transférée , ainsi que ses archives et le Trésor des Chartes, < au palais situé dans la ville vieille de Nancy, appelé cidevant l'hôtel de la Monnaie, » et que la maîtrise des eaux et forêts de Nancy y tiendrait aussi son siège.
On s'était occupé , dès Tannée précédente , à approprier cet hôtel pour sa nouvelle destination , et, par arrêt rendu en Conseil d'Etat , le 30 novembre 4772 , le roi avait prescrit que la somme de 47,567 livres 2 sous , montant des dépenses à faire pour cette appropriation , serait imposée , dans les années 4773 et 1774, sur tous les habitants des provinces d'Alsace et des Trois-Evêchés , exempts et non exempts, privilégiés et non privilégiés, au marc la livre de la capitation , et sur tous les contribuables des duchés de Lorraine et de Bar , au marc la livre de la subvention^ .
On voit, par le devis et le plan joints à cet arrêt, que le Trésor des Chartes était divisé en deux parties: l'une, qu'on appelait le grand Trésor des Chartes^ occupait le local où se trouvent encore aujourd'hui, au rez-de-chaussée de la Monnaie, les registres et papiers provenant de la Chambre des Comptes ; l'autre partie, dite \e petit Trésor des Chartes y était placée dans une seconde pièce située à la suite de celle dont il vient d'être question , et à laquelle elle communiquait par une porte à présent murée; c'est actuellement le bûcher du Tribunal civil.
Les étages au-dessus de la salle d'audience furent également disposés pour recevoir les archives ; on mit dans la vaste salle qui occupe tout le troisième les comptes de^