LE TREMBLEMENT OU TRILLE
Italien : trillo. — Allemand : triller.
lise marque ainsi «~ ou «rdans les anciens auteurs. Purcell, Couperin, d'Anglebert, Rameau, Chambonnières, commencent toujours le tremblement ou trille par la note supérieure à celle sur laquelle est posé le signe ~ ou tr (nous appellerons cette dernière note principale) , excepté, selon Couperin et Rameau, lorsque le trille est précédé d'une note à laquelle il est lié, et qui sert de commencement :
Exemple :
Dans les exemples qu'ils donnent au commencement de leurs livres de pièces de clavecin, ces auteurs n'indiquent point de terminaison au tremblement; ce n'est donc que lorsque cette terminaison est écrite en toutes notes que l'on doit la faire , ou bien lorsque l'on rencontre ces deux signes >£5. dont l'un ~ repré-
et l'autre <~> appelé doublé ou groupe doit se rendre ainsi
Il résulte de
là que la réunion des deux doit produire l'effet suivant
■ Rameau se sert de celui-ci — o
pour marquer que le trille doit être terminé. — Pb.-Em. Bach emploie plusieurs sortes de trilles pour lesquels il fait usage de différents signes ; mais il ne s'astreint pas toujours rigoureusement, dans ses ouvrages, aux préceptes qu'il donne dans sa Méthode. Il dit qu'on peut faire le trille : 1° soit en commençant par la note supérieure ; 2° par la note principale : 3° par la note inférieure. Pour le premier cas, il adopte ce
signe
et pour le troisième celui-ci
Ces deux manières de commencer le trille sont souvent indiquées par différents auteurs comme :
îj| ; mais , dans ce cas , on risque de prendre cette petite note pour une appogiature ;
c'est pourquoi Emm. Bach préfère les signes marqués ci-dessus. Quant à celui-ci ~ ou tr, la manière dont il le commence n'est pas bien déterminée , puisque nous trouvons dans sa Méthode l'exemple suivant (table IV. fig. XXIII) :