‹ Le tresor du bibliophileChapitre 104 sur 514 · MORT DE « LA CARICATURE · texte numérisé non relu

MORT DE « LA CARICATURE

Le n" du 27 aoûtl83r> contient mes adieux aux abonnés de La Caricature et un article sur les lois de septembre qu'on a présentement nommées les Lois infernales.

Planche 524. Les morts de juillet soulèvent la pierre de leurs tombeaux et en voyant le clergé remis en faveur, une Cour rétablie, la Charte violée, les Citoyens poursuivis et assassinés dans les rues comme sous les Bourbons, les impôts plus lourds que sous ces derniers rois, les sinécures, le népotisme, les dignités nobiliaires rétablies, en voyant l'égoïsme et la corruption régner absolument, ils s'écrient :

C'était bien la peine de nous faire tuer!...

Ceux qui ne sont pas morts, et qui se souviennent de tous les rêves de bonheur public, de loyauté politique, de fraternité populaire, dont ils se sont bercés en 1830, s'écrient aussi :

C'était bien la peine de faire une révolution!

Ici mourut donc le journal La Caricature après un combat de cinq années dans lequel elle fut souvent blessée, — souvent terrassée — jamais vaincue ni mise en fuite. Elle mourut sur la brèche bravement, et quoi qu'en aient pu dire ses ennemis, quoi qu'on en puisse dire, en jugeant aujourd'hui de sang-froid une œuvre de fièvre et de passion, elle mourut comme elle avait vécu, honorablement.

Le complément de La Caricature, c'est la collection de l'Association ou Lithographie mensuelle; voici, pour terminer, cette description de la main de Philipon :

CARICATURE

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