GRAVURE A L'EAU-FORTE ET AU BURIN
La gravure à l'eau-forte et la gravure au burin, de leur côté, n'étaient point délaissées en ce qui concerne l'ornementation et l'illustration des livres. Le burin en particulier fut mis en faveur par l'éditeur Renduel, qui publia en 1836 une splendide édition-keepsake de Notre-Dame de Paris, le modèle du genre, enrichie de gravures sur acier par les premiers artistes du temps.
Citons, comme les meilleures productions à l'eauforte de cette époque, le Musée de la Révolution (1834), contenant des eaux-fortes originales de Raffet, d'autres de Frilley, d'après Raffet, et le Musée Decamps, Revue du Salon de 1834, orné d'un magnifique frontispice et de 25 gravures à l'eau-forte par Célestin Nanteuil, Eugène Delacroix, Barye, Johannot, etc.
Citons également la Peau de Chagrin, de Balzac (1838),
1. C'est le bois de buis qui est employé encore de nos jours, comme permettant des tailles très fines à cause de son extrême dureté.
les Chants et Chansons populaires de la France (1843), Mes Prisons (1844), de Silvio Pellico, la Notre-Dame de Paris (1844) et les belles gravures pour Béranger, éditions de Perrotin (1829 et 1847) qui sont, entre tant d'autres, de véritables chefs-d'œuvre. Plus tard des artistes originaux dessinèrent et se gravèrent eux-mêmes à l'eau-forte, comme Boilvin, Bracquemond, Foulquier, Bédouin, Félicien Rops, Auguste Lepère, etc.