GRAVURE DE « LA BONNE FEMME
Nous donnons, dans nos Propos bibliophili^ues, en tête de cet ouvrage (et nous prions le lecteur de s'y reporter pour éviter une répétition), l'historique de la gravure Une bonne femme, page 418, qui figure à la table des gravures comme dessinée par Meissonier et gravée par Lavoignat; or l'exemplaire de Curmer, sur papier vélin, renferme la page 418 sans cette vignette. On a joint, à part, le dessin original de la bonne femme, la seconde femme de Curmer dessinée au lavis, rehaussé de vermillon et signé à droite : Pauquet. Curmer n'avait pas la bonne femme dans son exemplaire, les exemplaires reliés pour le premier janvier 1838 et les exemplaires sur chine connus ne la contiennent pas; nous tenons donc l'explication donnée dans nos Propos bibliophiliques pour véridique et, dans ces conditions, nous considérons la vignette de la bonne femme comme une curiosité et bien que portée dans la table son absence ne constitue pas un manque dans l'ouvrage.
REMARQUES DE PREMIER TIRAGE
Un livre qui est resté sous presse plus d'une année, d'octobre 1836 à décembre 1837, a nécessairement subi des modifications en cours de tirage et nous ne voulons pas compliquer la recherche de cette admirable publication en examinant par le menu toutes les petites remarques qui ont pu être constatées, nous indiquerons donc simplement les principales :
Le premier cahier de la notice sur B. de Saint Pierre signé o est chiffré i à xn par erreur, au lieu de b et ix à xvi.
La notice de Sainte-Beuve, page lu, est terminée par 9 lignes de texte au lieu de 8 dans certains exemplaires; la feuille 25, pages 193 à 200, offre également des remaniements; à la fin de la table des dessinateurs et des graveurs on lit : Tous les dessins des grandes lettres sont de M. Français, alors que dans les tirages suivants on a corrigé ainsi : Tous les dessins des grandes lettres de la Flore sont de M. Français; enfin, à la
SAINT-PIERRE
fin de la table des grandes vignettes, le cul-de-lampe, gravé sur bois, représente le médaillon d'Orrin Smith avec, au-dessous, tous les outils des graveurs; dans d'autres exemplaires ce cul-de-lampe est remplacé par une branche de houx.
Ces divers changements ont eu lieu sous presse, nous le répétons, et furent exécutés très rapidement puisque les exemplaires de la Bibliothèque nationale, vélin et chine, renferment à la fois la fin de la notice avec 9 lignes (page remaniée) et la feuille 25 en premier tirage; il en est de même dans l'exemplaire que nous décrivons et qui a été relié à l'époque.
Par contre, les portraits portant la légende en grosses capitales sur la gravure elle-même et aussi, dans ces exemplaires, l'absence des papiers de soie avec légende sont une marque certaine de tirage postérieur.