DEUXIÈME PARTIE
S'ils sont condescendants envers leurs frères, ou si, au contraire, ils se querellent et se battent avec eux.
S'ils vont avec de mauvais compagnons, surtout la nuit.
S'ils ont chanté des chansons obscènes, lu des romans, se permettant des libertés et des plaisanteries impures.
S'ils se permettent des fréquentations, et quelles choses se sont passées. S'ils vont aux bals, aux fêtes de nuit, aux comédies; s'ils emploient au jeu l'argent soustrait a leurs parents.
Il ne faut pas leur ordonner facilement de demander pardon à leurs parents, à moins qu'ils n'y consentent volontiers ; et encore, en ce cas, on doit les avertir, qu'ils ne se rendraient pas coupables de péché» dans le cas où ils omettraient de le faire.
Personnes mariées.
S'ils vivent en paix et en bonne harmonie entre eux, et avec leurs beaux-pères et autres parents.
S'ils t)nt refusé de rendre le devoir conjugal sans raison légitime ; ou si, s'imaginant que tout est permis, ils ont profané la sainteté du mariage.
S'ils ont scandalisé leur famille par des discours ou des actions trop libres.
S'ils supportent mutuellement leurs défauts, ou au contraire, s'ils se font souffrir par des jalousies indiscrètes, s'ils se maltraitent en paroles, en actions.
S'ils se sont gardé la fidélité jurée à Dieu et à euxmêmes.
Voir en particulier, si la femme a un soin convenable de sa famille.
Si elle traite son mari avec l'amour et le respect voulu.
Si elle aime ses enfants d'un amour excessif, les laissant vivre au gré de leurs caprices, les excusant et les défendant, quand le père veut justement les châtier.
Si elle les a maudits ; si elle leur a souhaité la mort, ou si elle a fait contre eux des imprécations.
Si elle résiste injustement à son mari et si elle dispute avec lui.
Si elle dépense l'argent en vanités et en fantaisies.
Si elle est en discorde avec quelques voisins ou parents.
3V0 TRÉSOU DU PléËTKB
Si, dans sa démarche, sa manière de parler et de procéder, el'e garde la modestie et la pudeur qui lui convient, surtout en allaitant et en habillant son enfant.
Si elle perd son temps en visites, en conversations frivoles, en médisances, etc.
« Interrogare cum summa discretione utrum habeat aîiquod dubium circa matrimonium ; et in casu quo illi pauci sint lib sri, videre utrum tim;jat vir ne familiam nimis numerosam procreet. »
Dans le cas, où on s'apercevrait, que la f Mnme ou la fille est sollicitée par un domestique ou un ami de famille qui a ses entrées libres dans la maison, on éviterait de nombreux péchés, si on pouvait obtenir quj la fille dise à la mère, ou la femme au mari ce qui se passe, ou au moins ce que ces malheureux ont en vue.
Serviteurs et journaliers.
Examiner s'ils donnent, s'ils dissipent, ou s'ils volent ce \uï appartient à leurs maîtres.
S'ils font fidèlement ce qui leur est commandé.
S'ils travaillent les jours de fête, et s'ils perdent leur temps les jours ouvriers.
S'ils ont dit... chanté... écouté... ou fait quelque chose d'indécent.
S'ils sont négligents pour apprendre la doctrine chrétienne, pour remplir les devoirs de la religion; ou, ce qui serait pire, s'ils se moquent de ceux qui s'en acquittent fidèlement.
Si, loin d'offrir leur travail à Dieu, ils ont éclaté en imprécations, en blasphèmes et en autres paroles scandaleuses.
S'ils ont porté quelqu'un de leurs compagnons à pécher.
Si une servante se voyant sollicitée, résiste courageusement, il ne faut pas lui ordonner facilement de s'en aller de la maison ; le maître et la servante pourraient se trouver dans de pires compagnies.
Personnes qui aspirent à, la perfection.
Voyez si vos pénitents font leur oraison, leur examen de conscience et les autres exercices spirituels exactement, entièrement et avec ferveur.