DEUXIÈME PARTIE
Si, achetant toutes les denrées, ils ont fait un monopole défendu.
S'ils ont restitué le bien d'autrui, ou réparé le mal qu'ils ont causé au prochain; car, si le pouvant, ils ne voulaient pas le faire, ils seraient indignes de l'absolution. Etant dans l'impossibilité de restituer tout, qu'ils rendent au moins ce qu'ils peuvent.
Écrivains, Avocats et Juges.
Leur demander s'ils ont la science nécessaire pour bien ^'acquitter de leur ministère.
S'ils sont diligents dans l'instruction, .dans la vérification et la conclusion des causes.
Si, sur de légers indices, il ont procédé contre quelqu'un.
Si, une fois le délinquant découvert, ils ont donné un sursis, ayant reçu pour cela un présent ou un cadeau en secret.
S'ils ont admis des témoins ou des documents faux; si, sub, rnés par la partie contraire, ils ont omis les raisons qui rendaient plus probables le droit de la partie condamnée.
Si l'innocent a été condamné sans une preuve complète du délit.
Si, imposant une amende pécuniaire, ils se sont distribué entre eux l'argent, sans y avoir légitimement droit.
Si, par leur faute, l'affaire, a été retardée, et le procès injustement perdu ou gagné.
Si, connaissant que la cause n'était pas suffisamment juste ou probable, ils ont détrompé le client.
S'ils ont exigé ou reçu un salaire plus considérable que celui qui est fixé par la loi.
S'ils ont délivré quelque pièce ou certificat faux ; ou fait des actes de ventes, d'achats, de prêts, ou des contrats illicites; quels préjudices ils ont causé de la sorte, et s'ils les ont réparés.
S'ils ont défendu avec un zèle égal, la cause du pauvre et celle du riche.
Médecins, -Chirurgiens et Pharmaciens.
Examiner, si pour n'avoir pas eu la science nécessaire, pour n'être pas accouru à temps, ou pour avoir été négli-
gents, ils ont été la cause de la mort de quelqu'un. Si >ur malade ?.. passé dans l'autre vie. sans être muni des sacrements, ou sans les recevoir avec fruit, parce qu'ils ont trop attendu pour avertir du danger.
S'ils ont ordonné ou procuré des remèdes qui pouvaient produire l'avortement.
S'ils ont exigé des honoraires exhorbitants pour une guérison.
Si, négligeant les remèdes sûrs, ils en ont employé de douteux.
Si, abusant de leur position, ils ont satisfait quelque désir impur.
S'ils ont altéré les médicaments, et l^ur en ont substitué d'autres, incapables de produire l'effet attendu.
Si, poussés par la cupidité, ils ont donné des certificats attestant des maladies qui n'existaient pas, afin d'exempter quelqu'un du service militaire.
S'ils ont assisté avec une chanté égale, le pauvre et le rich°.
Jeunes gens et étudiants.
Examiner, s'ils ont la soumission voulue, le respect et l'obéirsance envers leurs parents, leurs maîtres et leurs s ipérieurs.
S'ils les ont méprisés, insultés par. des paroles ; s'ils leur ont souhaité la mort.
S'ils ont poussé l'indignité, au point de les menacer, ou de porter la main sur eux. Quel péché! Il ne faut pas les absoudre, quand ils sont coupables de ce crime, sans avoir exigé auparavant la satisfaction convenable.
Si, les faisant mettre en colère, ils ont été cause qu'ils ont proféré des blasphèmes, des malédictions ou des paroles scandaleuses.
S'ils ont porté leurs frères ou leurs compagnons, à désobéir à leurs parents et à leurs maîtres.
S'ils ont manqué d'assister au cours, ou s'ils s'y sont mal conduits.
S'ils étudient, s'ils travaillent, s'ils ont soin de leurs effets.
S'ils ont acheté, vendu ou retenu quelque chose en cachette.