QUATRIEME MOYEN
AVOIR LE PLUS GRAND SOIN QUE LES FIDELES ASSISTENT DÉVOTEMENT A LA MESSE.
Son importance. Maintenant que nous voyons se multiplier à l'infini les fabriques, les chemins de fer, les travaux publics, entreprises auxquelles ne président pas toujours de3 maîtres religieux, il est important que le curé observe si, en avançant ou en retardant l'heure de la messe, il pourra en faciliter l'audition aux nombreux ouvriers employés à ces industries. Car quelles espérances pourraient donner des catholiques qui passeraient leur vie sans aucune pratique religieuse, sans entendre même la sainte messe? Quelque irrélifieux que soient les maîtres, (il est certain que peu voudraient tre regardés comme tels dans des pays catholiques) si le curé leur parlait à part, satisfaits parfois' de c^tte déférenca, ils donneraient à leurs subordonnés la permission d'assister à la messe et de remplir le devoir pascal, etc. Au moins, c'est ce qui est arrivé en différents endroits; et, sans doute, il en serait de même ailleurs, si on voulait en faire l'expérience. Nous avons quelquefois obtenu que certaines fabriques et entreprises publiques suspendissent leurs travaux pour assister à une communion générale, le dernier jour d'une mission, d'une neuvaine, etc. ; et môme que le travail fut arrêté une heure avant le momer.4: ordinaire, durant toute la mission.
Mais l'assistance matérielle à la messe ne suffit pas ; le curé doit faire en sorte qu'on s'y tienne avec tout le respect dû à une action si divine. Et comment obtenir cela? Il y en a qui parlent, rient, regardent de côté et d'autre, à moitié couches sur les stalles, renouvelant ainsi les insultes des Juifs, tandis que Jésus renouvelle l'acte ineffable d'amour par lequel il nous a rachetés sur le Golgotha! Cela vient de ce qu ou ne connaît pas assez le prix infini de cri au»uste sacrifice. Si nouspouvions faire méditer et comprendre cette action sublime aux fidèles, loin de se tenir d'une manière scandaleuse, et de distraire leurs voisins; loin d'être là comme des gens stupides, sans parler à Dieu, ni lui deman-