‹ Le trésor du prêtreChapitre 77 sur 311 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

limites accoutumées, sans la permission de l'évêquc. Et ainsi, les réguliers et les confréries peuvent faire la procession le jour de la fête du Corpus Domini et de l'octave, non Îwtita parochi vel episcopi veniafâS février 1839). — Pour es autres processions d'usage, il suffit d'avoir la permission du curé dans la paroisse duquel on se trouve (15 décembre 1632, — 10 décembre 1703). — Et si elles sont extraordinaires, la permission de l'évèque suffira, contradicente etiam parocho (22 novembre 1681). — Même oour sortir extra claustra (11 mars 1690 — 13 juin 1676). *

En général, on ne peut faire des processions publiques extraordinaires sans la permission de l'évèque : car c'est à lui qu'il appartient de convoquer, de diriger et de régler les processions (14 mai 1672). Il peut, pour des motifs raisonnables, interdire celles que la piété des fidèles aurait introduites (14 mai 1692). — Non obstante consuetudine (14 janvier 1 61 7). — Comme aussi obliger les réguliers d'y assister, quand ils n'ont pas la clôture perpétuelle (27 juillet 1628). — Et fixer le jour où elles doivent être transférées, quand à cause de la pluie ou d'un autre empêchement, on n'a pu les faire au jour qui leur est propre. Cum consilio, non consensu capituli (Z\ janvier 1690). — Et si l'on transfère colle du Corpus Domini, on ne pourra pas toujours dire la messe votive de Sacramento; car si la fête du jour est double, ou si c'est un dimanche, Missa dici débet de Dominica aut festo occurrente cum commemoratione sanctissimi Sacramenti (10 septembre 1736).

C'est une obligation pour les simples bénéficiers d'assister aux processions du Corpus Domini, des grandes Litanies, des Rogations, et à celles que l'évèque prescrit pour des cas de nécessité. (S. C. Conc. 5 décembre 1661).

On ne peut porter sous un dais ni les images, ni les reliques des saints (23 mars 1686, — 27 mai 1826). — Quand bien-même on le ferait d'après une coutume immémoriale. (23 septembre 1820, — 26 avril 1834). Ni même l'image de la très-sainte Vierge (22 août 1744, — 2 avril 1840). — On ne peut porter de la sorte que le très-saint-Sacrement, le Lignum Crucis, les Epines ou les autres instruments de ia Passion (17 mai 1826).

La Croix marchera toujours en tête, accompagnée de deux acolytes (18 mai 1675). — L'image doit tourner le dos au

clergé. (Ibid). — A moins qu'il n'y ait à la procession le pape ou un archevêque ; dans ce cas, le Crucifix devra être tourné de leur côté (Caerem. Rom. Mb. 3). — Si le clergé est nombreux, comme dans les collégiales et les cathédrales, un sous-diacre portera la croix, en tunique ou en chasuble pliée, selon le rite propre à cette proc?ssion. — Dans les petites paroisses, c'est un clerc qui la portera. — Les réguliers porteront sur la croix le voile de la couleur du jour (44 janvier 1617,. — Quaiw la procession s'arrête, celui qui porte la croix doit se tourner du côté du clergé.

Dans les processions funèbres, les clergés distincts se placeront selon leur- rang, ayant seulement à leur tète la croix de la cathédrale : dans les autres processions, chaque croix marchera à la tête de sa propre corporation, et les différents éléments de la procession ne doivent pas être confondus ensemble [S. C. Episc. 31 mai 4779).

Le séminaire marchera immédiatement après la croix (5 février 4607). — Cédant la place la plus digne au clergé paroissial (1 septembre 1607 . — Mais si des séculiers assistaient à la procession, les confréries devraient précéder les séminaristes, chacun d'après Tordre d'ancienneté; et à la procession du Saint-Sacrement, il faudrait donner le pas à fa confrérie du Saint-Sacrement (20 septembre 1687;. — La cour, les fonctionnaires, la noblesse, le conseil peuvent prendre place derrière le célébrant, si tel est l'usage (4 avril 1615. — Le reste du peuple suivra la procession par derrière : Quantum fieri poiest, fœminœ à viris separatœ, primo scilicet viri, et deinde fœminœ Rit. Rom). — Mais le Rituel ne fixe pas Tordre dans lequel ils doivent marcher ^31 mai 1642.

Afin d'éviter des contestations et des altercations toujours désagréables, on observera pour Tordre de préséance l'antiquité et la dignité, non des curés, mais de l'église paroissiale (46 mai 4 642 . — On ira deux à deux, chacun restant à la place qui lui est marquée, avec cette gravité, catte modestie, cette dévotion que mérite un acte si éminemment religieux, sans rire ni parler l'un avec l'autre, prêtant une telle attention à ce qu'on récite et à ce qu'on chante, que tout le monde puisse être édifié, en ayant sous les yeux un si beau spectacle (Rit. Rom).

Ceux qui ne sont pas prêtres ne peuvent porter la chape,

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à moins qu'il n'y ait pas deux prêtres, pour la porter (7 mars 1654). — Et ceux qui la portent doivent se tenir près du célébrant, à moins qu'il ne se trouve aussi en chape d'autres ecclésiastiques plus élevés en dignité (13 mars 4700). — Les chantres doivent avoir le surplis (8 octobre 1650). — Et s'ils sont clercs, ils pourront aussi porter la chape. — (14 avril 1753). — La musique se placera à l'endroit qui lui aura été as-ignée par l'évêque, mais devant le clergé (23 septembre 1837). — Tout le monde, aussi bien les clercs que les séculiers, porte à la main un cierge allumé (12 avril 1603). — Et la S. R. C. permettrait que dans des localités riches, comptant plus de 14.000 âmes, on fît la procession du Corpus Domini avec six cierges seulement!

Au retour de la procession, on donnera la bénédiction avec le Saint-Sacrement, non à la porte de l'église, mais de l'autel (19 juillet 1687). — Il n'est pas non plus permis de la donner durant la procession toutes les fois qu'on rencontre des autels ou reposoirs; il suffit qu'on la donne une ou deux fois seulement (23 septembre 1820).

Quand on porte en procession le Lignum Crucis ou le très-saint Sacrement, tout le monde doit marcher la tête découverte. Mais si l'on portait les reliques ou l'image d'un saint, voici ceux qui devraient marcher sans barrette : 4o Ceux qui portent la croix ou la bannière (10 juin 1690).

— 2« Ceux qui dirigent la procession (23 septembre 1837).

— 3a Ceux qui portent les reliques ou l'image du saint; quant au reste du clergé, aux magistrats qui assistent à la procession, ils peuvent se couvrir (1 décembre 1 657, — 2 septembre 1690). — Mais non les laïques (18 juin 1680). — Si la procession avait lieu dans l'intérieur de l'église, tout le monde devrait marcher la tête découverte, excepté le célébrant, ses ministres, et ceux qui portent la chape. (Cserem. Episc, lib. 2, c. 3) — Mais si la procession se fait en dehors de l'église, aussitôt qu'ils en sont sortis, ils prennent leur

% barrette, excepté ceux qui portent les reliques ou l'image du saint, le thuriféraire, le porte-croix, les acolytes ; ceux-ci ne font jamais la génuflexion. — Le maître des cérémonies pourra prendre sa calotte (17 juillet 1734)

Si, durant la procession, on rencontre une croix ou une église, il ne faut pas manquer de quitter la barrette ; et dans le cas où l'on passerait devant le saint-Sacrement, il faudrait

faire la génu6exion à un ou deux genoux, selon qu'il serait exposé ou non. Mai? dans les processions du Saint-Sacrement toute espèce d'inclination et de salut cesse, parce que ceux qui assistent à la procession sont considérés comme étant in actu adoration is Baldeschi).

L'image de la sainte Vierge l'emporte sur les reliques des saints, même sur celles du patron "(26 mars 1859).

Couleur des ornements. Quand on fait la procession immédiatement après la grand'messe, on prend la couleur du jour ; mais s'il y a une interruption . on doit se servir du blanc pour les processions du Saint-Sacrement. Dans tous les cas. on fait usage du violet pour la procession des cierges, etc., et de la couleur correspondante au saint dont on porte les reliques, pour une procession de reliques.

Abus. On ne fera aucune procession avec le Saint- Sacrement les trois derniers jours de la semaine sainte, en dehors de celles qui sont prescrites par le Missel 8 août 1 606 ). — Il ne faut pas porter les instruments de la Passion, la vraie Croix, les Epines, etc. dans les processions du Corpus Domini 17 juin 16S4~. — Il ne doit pas y avoir de petits garçons ou de petites filles représentant les mystères, ou les martyres des saints 7 décembre 1844).

Dans les processions du Saint-Sacrement, de la sainte Croix, des saintes Epines, ou d'une autre relique insigne, deux thuriféraires sont nécessaires; il n'en faut qu'un pour les autres processions (26 août 1752)/ — Ils marcheront ou l'un à côté de l'autre, ou vis-à-vis: et il doit toujours y avoir de l'encens dans l'encensoir. — Et s'ils sont prêtres, il n'y a pas d'inconvénient à ce qu'ils portent la dalmatique dans les processions du Saint-Sacrement, quand telle est la coutume (U avril 1753).

L'ostensoir ne doit pss être porté sur les épaules des prêtres (2 août 4631). — Plusieurs prêtres ne pourront le porter successivement dans une même procession (22 mai 4841). — C'est celui qui a célébré la messe, qui doit le porter (3 août 1 839). — Cependant le cérémonial des évêques établit une exception, c'est quand l'évêque a célébré. — Le prêtre doit le porter dans ses mains et debout. [24 juillet 4638). — Il doit aussi être revêtu de la -chape, car sans cela, on ne pourrait pas faire la procession (18 décembre 1748). — Les ministres assistants porteront l'amict, l'aube, la dalmatique;

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fit le diacre aura l'étole ; mais personne ne prendra le manipule.

Il est défendu au clergé de sortir en sarplis, avec la croix paroissiale et le dais, pour aller recevoir un compatriote

Erêtre ou clerc, qui vient de recevoir ses grades (4 9 novemre 1639).

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